RDC: « Il est normal que que les populations victimes d’agressions manifestent leurs ras-le-bol » Nouvel Élan d’Adolphe Muzito

Le parti du Premier ministre honoraire de la République démocratique du Congo (RDC), Adolphe Muzito, condamne l’usage excessif des armes létales contre les manifestants qui exigent depuis lundi au Nord-Kivu, le départ des casques bleus de l’ONU.

Le parti du premier ministre honoraire Adolphe Muzito qui fait un constat désastreux de la mission onusienne en RDC, 22 ans après son arrivée, pense que, les assassinats, pillages et viols de la population civiles continuent dans l’impunité totale dans cette partie de la République, ce qui explique en partie, la raison des manifestations anti-MONUSCO.

« 22 ans après l’arrivée des troupes des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), le constat est désastreux. Les assassinats, pillages et viols des populations civiles continuent dans l’impunité totale. Il est normal que les populations victimes des agressions à répétition des groupes armés et des armées étrangères des pays limitrophes, manifestent leur ras-le-bol.
Nouvel Elan condamne l’usage excessif de l’usage des armes à feu contre les populations civiles qui manifestent mains nues. Nouvel Elan rappelle au gouvernement qu’il a l’obligation de défendre l’intégrité territoriale et de sécuriser nos populations », a déclaré le porte-parole de Nouvel Élan, Albert Mukulubundu.

Nouvel Elan s’oppose au déploiement de la force régionale de l’EAC

Nouvel Élan s’inscrit en faux sur le déploiement annoncé des troupes des États de l’Afrique de l’Est, tel que décidé à Nairobi au Kenya.

« Ce déploiement s’inscrit dans le même processus qui a prévalu à la mise en place de la MONUSCO ». Ainsi craint-il que : « cela puisse produire les mêmes effets décriés par nos populations habitant l’Est de notre pays ». Puisque la défense et la sécurité relèvent de la souveraineté d’un Etat.

Tout en exigeant le pouvoir de Kinshasa de doter les FARDC de moyens adéquats leurs permettant de sécuriser les congolais et de défendre les frontières nationales. Le parti de Adolphe Muzito rappelle les autorités congolaises leur obligations à défendre l’intégrité territoriale ainsi que sécuriser la population.

Le parti de Muzito ne jure que sur une enquête indépendante afin de déterminer les responsabilités sur les morts survenues lors de manifestations de ces deux derniers jours.

Roger AMANI