Kabund dit encore “non” à Mboso

Deuxième convocation, deuxième refus poli de Kabund à l’offre de Mboso. L’ex-premier vice-président de l’Assemblée nationale a compris la roublardise du speaker de la Chambre basse du Parlement qui tente de régulariser une procédure qu’il avait biaisée au départ.A la deuxième convocation de Mboso, Kabund a dit niet. Il n’est pas parti et n’ira pas non plus. L’information a été confirmée à Ouragan.cd, par l’un des hommes de son sérail. L’ancien chef Udps considère les appels du président de l’Assemblée nationale comme un piège. Trop tranchant, il rappelle qu’il ne saura pas “accompagner le bureau de l’Assemblée nationale de la 3è législature dans une forfaiture qui s’apparente à une messe noire déjà dite consistant à me museler et à violer de manière spectaculaire mes droits en tant qu’élu du peuple”.

Pourtant, le même Mboso avait déjà livré Kabund à la justice. Le “maitre-nageur” est déjà auditionné deux fois par la justice et d’ailleurs l’instruction est en cours. “Si le parquet l’entend, c’est sur autorisation du même président de l’Assemblée nationale. Au lieu de jouer à la diversion, mieux vaut que Mboso s’assume publiquement en envoyant Kabund en prison pour assouvir la soif de ceux qui militent pour son élimination physique et politique”, hurle un radical opposant indigné par l’acharnement du régime Tshisekedi envers celui que ses soutiens appellent “520 gigas”.

Dans cette deuxième lettre de Kabund à Mboso, les mêmes égarements sont rappelés au numéro un de l’Assemblée nationale.

A ses yeux, le bureau, en tant qu’organe de l’Assemblée nationale, appelé à protéger les droits et libertés des députés nationaux, ne devra pas statuer précipitamment sur la demande d’autorisation des poursuites et de la levée des immunités aussi longtemps que l’instruction judiciaire est en cours. Il est habilité logiquement à repousser cette demande, a-t-il dit.

Jamais, Kabund n’a reçu la copie de la lettre que le président de l’Assemblée nationale avait envoyée au PG qui a poussé l’organe de la loi à ouvrir dans la précipitation l’information judiciaire à son encontre. Cela a été fait sans considération de l’article 107 alinéa 1 de la constitution du 18 février 2006 de la République Démocratique du Congo qui énonce : “Aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé en raison des opinions pour votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions”, a-t-il martelé. A haute voix, il recadre Mboso à qu’il interdit d’agir “dans la peau du procureur général mais de comprendre que l’instruction judiciaire se poursuit et que c’est à tort d’évoquer l’article 151, alinéa 2 de la Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006”.

D’ailleurs, il s’interroge comment le PG qui m’a entendu dans la procédure d’instruction le 28 juillet 2022 sur base du réquisitoire du 26 juillet 2022 et m’a reconvoqué le 09 août pouvait-il vous saisir pour demander l’autorisation des poursuites de la levée de mes immunités par le réquisitoire du 29 juillet 2022, soit un jour après ma première comparution de lors que l’instruction du dossier est en cours, si on s’en tient au mandat de comparution émis le 02 août 2022 ?.

Une fois de plus, l’ex-premier vice-président de la Chambre basse du Parlement demande la surséance de la procédure de la levée de ses immunités car explique-t-il, “le parquet général près la Cour de cassation n’a pas encore clôturé l’instruction judiciaire, qui a été déclenchée à la suite de l’autorisation d’instruction contre moi, accordée par le bureau de l’Assemblée nationale“. Kabund conclut en rappelant au bureau Mboso que “le parquet général près la Cour de cassation n’est pas encore suffisamment éclairé sur les infractions qui ne sont pas cristallisées”. Depuis qu’il a décidé de tourner le dos aux prédateurs, Kabund subit la foudre, lâche un ancien ministre du parti au pouvoir opposé au recours à la méthode forte pour museler un opposant.

Droit dans ses bottes, le président de l’Alliance pour le Changement n’entend pas reculer. Même s’il sera arrêté, l’opposant veut démontrer à la face du monde que le régime Tshisekedi veut à tout prix l’étouffer en organisant une parodie de procès./ouragan.cd