Bahati Lukwebo en colère contre la MONUSCO : « Le complot est total. 20.000 soldats qui sont là depuis 22 ans mais on n’a pas la paix »

L’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo entretenue par les groupes armés locaux et étrangers depuis un quart de siècle commence plus que jamais, à susciter la colère dans le chef des autorités congolaises.
Ce vendredi 15 juillet lors de son arrivée à Goma au Nord-Kivu, l’une des provinces meurtries, le président du Sénat Congolais, Modeste Bahati Lukwebo s’en est pris à la communauté internationale pour avoir il y a quelques jours, voté contre la levée de l’embargo infligé à la RDC sur l’acquisition des armes.

« La communauté internationale nous a déçue dernièrement lors du Conseil de sécurité, lorsqu’on n’a pas voulu lever l’embargo sur l’acquisition des armes par la République démocratique du Congo. Je pense que tout est clair, le complot est total, voilà pourquoi nous devons nous assumer », tempête le président du Sénat.

Ce dernier s’en est également pris à la Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO). Bahati Lukwebo estime que la seule solution maintenant pour que la RDC et en particulier sa partie Est recouvre la paix, est de « s’assumer en tant que peuple ».

« Nous nous posons même la question de savoir si ça vaut la peine de continuer à garder la MONUSCO sur notre territoire. 20.000 personnes (soldats, ndlr) qui sont là depuis plus de 22 ans mais on n’a pas la paix. Je pense qu’il est temps pour que nous-mêmes, nous puissions nous assumer. La plus grande arme c’est notre détermination, la détermination de la population », a-t-il poursuivi.

Le 30 juin dernier, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a prolongé d’un an supplémentaire le régime de sanctions imposé à la RDC sur l’acquisition de l’armement. Le Gabon, le Kenya, le Ghana et plus encore la Russie et la Chine n’étaient pas d’accord avec cette résolution qui d’après ces Nations, viole la souveraineté du pays dirigé par Félix Tshisekedi.