RDC : « s’il n’y a pas élections en 2023, ce sera la déclaration de guerre … en application de l’article 64 de la constitution » (Emmanuel Shadary)

Le secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, était devant les militants et cadres du parti ce jeudi 14 juillet dans une activité dénommée “Jeudi politique dans le district de Lukunga”.

Devant les participants, M. Shadary a déclaré que le PPRD était bel et bien prêt à aller aux prochaines élections prévues en 2023. Mais au cas où il y aurait glissement, a-t-il prévenu, il y aura “déclaration de guerre” en application de l’article 64 de la constitution.

« Nous, nous irons aux élections en 2023. Mais s’il n’y a pas élections en 2023, nous allons appliquer l’article 64 de la constitution : Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions de la présente constitution (…). Donc s’il n’y a pas élections en 2023, ce sera la déclaration de guerre. Et cette déclaration de guerre, c’est l’article 64 de la constitution, a prévenu Shadary sous l’acclamation des participants », a dit Emmanuel Ramazani Shadary.

A l’en croire, un des moyens de faire échec, c’est notamment l’organisation des marches et/ou des manifestations. « Nous ferons notamment échec à travers des marches ou encore des manifestations afin de chasser les incompétents, les non instruits », a ajouté M. Shadary.

S’agissant de l’organisation de ces prochaines élections, le parti de Joseph Kabila continue à récuser l’actuel bureau de la Commission électorale nationale indépendante que dirige Denis Kadima. « Nous voulons les élections mais ce bureau de la CENI doit dégager », a déclaré le Secrétaire permanent du PPRD et ancien candidat à la présidentielle.

La CENI attend, au total, pour 2022, 624 millions de dollars américains pour les opérations électorales. La programmation décidée par le gouvernement prévoit un décaissement mensuel. Jusqu’à ce jour, la CENI n’a reçu que l’équivalent de trois mensualités. Elle attend maintenant les décaissements pour mai et juin pour « combler les retards accumulés ».