RDC : « Les Warriors ont tout fait, sauf rencontrer les préoccupations des Congolais » (Jean-Jacques Mamba)

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Après la déchéance de Jean-Marie Kalumba, nombreux autres ministres du gouvernement sont maintenant sur des chaises éjectables. Daniel Aselo de l’intérieur est déjà visé par une motion de défiance alors que son collègue Augustin Kibassa des PT-NTIC devra s’expliquer devant les élus à la suite d’une question orale avec débat déjà déposée au bureau de la Chambre basse du Parlement par la députée Geneviève Inagosi. À tour de rôle, le travail de chacun des ministres semble aujourd’hui scruter à la loupe, tant les promesses n’ont rencontré les attentes un an après l’investiture de l’équipe Sama Lukonde.

De l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, partout au pays, les cris de détresse poussés par le peuple résonnent encore fraîchement alors que l’après Ilunkamba était sensé changer la donne en redonnant du sourire aux Congolais. Hélas ! Très vite, tout s’est amenuisé à l’autel de l’enrichissement illicite, l’amour de soi, la corruption et le bradage des ressources du pays.

Le député Jean-Jacques plaint cette lethargie du gouvernement. Pour l’élu de Kinshasa, une année après l’investiture de l’équipe Sama Lukonde, rien n’est aujourd’hui à mettre à son actif. Il trouve inédit dans l’histoire de la RDC que deux ministres soient visés par des motions de défiance en si peu de temps. L’élu du MLC appelle les autorités à tirer des leçons de cette situation si elles veulent redorer l’image de l’Union sacrée.

« En moins d’un mois, 2 Warriors ont été exposés aux motions de défiance. Près d’un an après leur investiture et à quelques mois des échéances électorales, les Warriors ont tout fait, sauf rencontrer les préoccupations des Congolais. Il faut en tirer les conséquences pour la survie de l’Union sacrée », a-t-il écrit sur Twitter.

De l’état sécuritaire dans l’Est à la situation économique difficile, la vie au pays est devenue intenable. Le peuple n’est toujours pas encore en mesure de dissocier la gestion calamiteuse décriée sous les régimes précédents.

Une certaine opinion ne se prive même plus déjà de dire sa préférence aux temps de Kabila. Les nombreuses promesses des autorités de Kinshasa sont restées chimériques et le peuple s’impatiente alors que moins de 2 ans seulement nous séparent de prochains scrutins. L’interpellation du député Jean-Jacques Mamba semble plus être un avertissement à l’égard du gouvernement qui est appelé à présenter un bilan d’ici 2023.

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