RDC: Les FARDC accusent l’armée rwandaise d’être derrière l’attaque de Tchanzu (Rutshuru)

La population congolaise connaît désormais l’initiateur de l’attaque de la nuit du 27 au 28 mars contre ses positions à Tchanzu et à Runyoni, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Selon les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, l’armée du Rwanda de Paul Kagame est le seul responsable. Les FARDC confirment cette déclaration en brandissant deux soldats de RDF capturés lors de l’attaque.

« Au regard des informations fiables fournies par cette source crédible, les FARDC s’interrogent sur le sens de la mutualisation des efforts en vue des opérations conjointes avec un partenaire qui ne respecte ni ses engamants vis-à-vis de la RDC, encore moins sa propre parole à l’occasion de différentes rencontres et échanges entre leaders à tous niveaux, avec la promesse nous poignarder dans le dos », dit le Général de Brigade Sylvain Ekenge Bomusa Efomi.

Et d’ajouter : « Nonobstant l’évolution de la situation sur le terrain, les FARDC tiennent à rassurer la population congolaise que toutes les dispositions sont prises pour rétablir rapidement l’autorité de l’Etat et restaurer la paix à Tchanzu et à Runyoni ».

En ce qui concerne les deux soldats Rwandais capturés, il s’agit de l’adjudant Habyarimana Jean-Pierre et du soldat de rang Uwajeneza John, tous du 65e bataillon de la 402e Brigade des Forces de défense rwandaise (RDF).

Depuis le début des atrocités à l’Est de la République Démocratique du Congo il y a quelques décennies, tous les rapports pointent toujours le doigt au Rwanda comme auteur principal. Il y a quelques jours, la question de la mise en place d’un tribunal pénal international pouvant juger les auteurs des crimes avait resurgit sur la toile. Dans un tweet, Martin Fayulu se demandait jusqu’à quand la mise en place du dû tribunal. Le rapport Mapping dénonçant le génocide commis dans la partie Est de la RDC, au Rwanda, etc sombre déjà dans l’oubli au regard du manque d’un suivi rigoureux quant à la mise en place d’un tribunal pénal international.

Gaël Hombo/acturdc.com

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