RDC : Le processus électoral en cours a pris un mauvais départ (Rapport GEC et Ebuteli)

Le processus électoral en République démocratique du Congo est sur la mauvaise pente, alerte le deuxième rapport publié ce mardi 17 octobre 2022 de la série « Mukalenga Wa Bantu », intitulé : « Les élections à l’ère de Tshisekedi : un mauvais départ ? » du Groupe d’études sur le Congo (GEC) et Ebuteli, son partenaire de recherche.

Cette étude fait état d’une crise de confiance entre les parties prenantes. Le choix des animateurs de la centrale électorale et la mise en place au sein de la Cour constitutionnelle constituent notamment les points de divergence mettant à rude la crédibilité et la transparence de ces élections. Les réformes électorales non pas aussi été au rendez-vous.

« Le déficit de confiance envers la CENI et la Cour constitutionnelle, les cadres de concertation exclusifs, le flou autour des circonscriptions électorales, les options techniques dérogatoires aux lois en vigueur et, surtout, le manque de transparence dans la conduite de certaines opérations importantes, comme celle de la cartographie des centres d’inscriptions, augurent des violentes protestations des acteurs socio-politiques. La CENI devrait garder à l’esprit que l’enjeu de ce processus réside dans sa transparence et son intégrité », a fait savoir Ithiel Batumike, chercheur principal au pilier politique à Ebuteli.

Pour démontrer que l’actuel processus électoral semble avoir pris du retard à l’allumage, cette recherche fait allusion à deux schémas qui pourraient arriver. Primo, l’hypothèse d’un glissement du calendrier électoral sur l’obligation de tenir les scrutins dans les délais constitutionnels. Secundo, la probabilité d’un dialogue politique qui déboucherait au partage des responsabilités au sein du Gouvernement.

Dans le but de bouleverser ce statut quo, GEC et Ebuteli mettent un accent particulier sur la nécessité de recréer la confiance entre les parties prenantes et la surveillance électorale.

« Le Gouvernement a une responsabilité là dessus. La CENI a la responsabilité de rassurer les parties prenantes que le processus en cours sera crédible », a souligné Trésor Kibangula.

Au cours du cadre de concertation entre la CENI et les partis politiques sur le processus électoral organisé le 24 septembre dernier, le président de la centrale électorale, Denis Kadima, avait annoncé que le calendrier électoral sera publié avant la fin de cette année.

« Le calendrier électoral va sortir dans les deux mois qui viennent : octobre et novembre. Le jour où nous allons sortir le calendrier, c’est quand nous aurons beaucoup d’assurances sur les facteurs que nous ne contrôlons pas », avait déclaré D. Kadima.