RDC : Le Pr René Lohata hausse le ton face à la corruption

Le professeur René Lohata a haussé ! Dans l’une de ses réflexions, René Lohata trouve abscons que les antivaleurs soient entretenus pour des valeurs. Sans se soustraire de cette masse, il pense que la corruption en République Démocratique du a atteint des dimensions qui n’ont pas des communes mesures. « La corruption à la fois, comme infraction, signe de mauvaise éducation et maladie. L’hypothèse politologique avancée par Montesquieu, selon laquelle, on ne peut pas confier un pouvoir à un individu, sans qu’il n’en, abuse ou qu’il n’en détourne au détriment de la société et de ses semblables, se vérifie totalement en RDC, plus qu’ailleurs. Jamais une société n’a autant été corrompue à ciel ouvert comme la nôtre. La grande et la petite corruption se rivalisent d’ardeur ».

Tout le monde est acteur ces épisodes de la corruption. C’est un fléau qui dérangent la société Congolaise : « Nous sommes tous des hypocrites qui prononçons un discours apparemment teinté de moralité et de justice mais pratiquons tous les jours des actes contraires. Administration ; Milieu politique, militaire et policier ; Église ; École et Université ; Hôpitaux ; Milieux sportifs et associatifs, Secteur privé et j’en passe ne vivent que de la corruption. Les enfants grandissent avec elle en achetant les notes dès l’école primaire jusqu’à l’université ; les règles juridiques qui la combattent existent ; mais jamais appliquées ; c’est l’anomie(Durkheim) en la matière ».

La corruption est tributaire à la réussite de certaines personnes, René Lohata parle d’une dépendance : « La corruption a créé une dépendance chez beaucoup d’entre-nous : on n’est pas à l’aise tant que, on ne l’a pas pratiquée : l’exemple de la police de roulage en constitue une éloquente illustration. Bref, la corruption est aujourd’hui en RDC à la fois un signe de mauvaise éducation, une infraction (violation permanente et généralisée du droit pénal) et une maladie sous forme de dépendance comme on le constate chez des sujets qui prennent de l’alcool et du chanvre. »

Pour ce professeur d’université, les Congolais ont pris rendez-vous avec ce qui ne devait pas être pour ce qui doit être : « Le problème est que dans une société où l’anormal devient normal, qui peut éduquer, qui peut soigner et enfin qui peut judiciairement condamner les délinquants étant donné que nous sommes tous mal éduqués, délinquants et malades dépendants ? »

Pour finir, il pense que la RD Congo mérite le positionnement des derniers pays dans quasiment tous les domaines : « On comprend pourquoi au plan mondial, nous occupons toujours la dernière place dans tous les domaines mais ça n’émeut personne en tout cas pas les Congolais ».

Acturdc.com