RDC : Le Fonds forestier national dément les allégations de mauvaise gestion contre son directeur général

Face aux accusions de mauvaise gestion dans la presse contre son directeur général, le Fonds forestier national (FFN) a émis le mercredi 13 juillet 2022 un communiqué en 8 points qui les dément formellement.

En voici la teneur.

  1. S’agissant de la note du 18 mai 2021 dont le contenu avait fait l’objet de rappel d’une autre note du 10 mars 2022

Il sied de souligner que cette note n’avait été signée que par un Directeur et un sous-Directeur bien identifiés alors que le FFN comprend 13 cadres de Direction.

Le Directeur général du Fonds forestier national ne pouvait pas répondre aux deux notes susvisées par manque de représentativité. Mais il l’a fait par élégance en attirant l’attention des auteurs sur ce qui suit :

  • Le fonctionnement du FFN dirigé depuis longtemps (2009) par des Chargés des missions comme « seuls maîtres à bord » change avec la mise en place du Conseil d’Administration et la Direction Générale, structures qui n’existaient pas avant ;
  • Il organise des réunions avec les Directeurs et/ou travaille avec chacun d’eux dans son secteur ;
  • Depuis l’instruction de la tutelle datée du 10 juin 2021 qui suspend tout mouvement du personnel au FFN, il n’a jamais procédé au recrutement ni une quelconque mise en place ;
  • L’organisation des missions est une tâche qui incombe exclusivement au Directeur Général et c’est à lui seul que sont adressés les termes de référence de toutes les Directions chacune en ce qui la concerne. Et qu’il en est de même de tous les rapports de missions réalisées. C’est prétentieux de vouloir entrer dans le pouvoir discrétionnaire du Comité de Gestion ;
  • En ce qui est de l’évaluation de l’initiative Présidentielle « Jardins Scolaires, un milliard d’arbres à l’horizon 2023 », cette tache relève de la Direction Technique dont l’animateur est consulté régulièrement et personnellement pour analyse et traitement des dossiers de reboisement avant l’approbation du Directeur général. Il sied de préciser ici que 35% des recettes financières sont affectés à cette activité. Les rapports d’évaluation sont envoyés chaque fois que cela est exigé à qui de droit.
  1. Pour ce qui est du régime à double vitesse évoqué, une affirmation teintée des contrevérités

Attirons d’emblée l’attention du public que le FFN est un établissement public ayant un Statut du personnel et un barème salarial fixé par les textes légaux et approuvés par la tutelle. Il ne peut donc pas être géré comme un fait privé.

  • Les pourvoyeurs de ces informations auraient donc dû entrer en contact avec les agents pour d’une part, avoir le niveau exact de leurs salaires, et d’autre part, le taux indicatif de ceux-ci. Ce qu’ils n’ont pas dit est que les Directeurs touchent quatre fois plus que le salaire publié et que le taux barémique est de 1.850 FC présentement sous réserve d’ailleurs de finaliser les pourparlers en cours pour actualiser le salaire au taux du jour.
  • A la lumière de ces éléments, il est clairement établi que ces informations sont aussi mensongères qu’erronées. C’est une imputation dommageable et une diffamation.
  1. Quant à la prédation avérée sur les finances du FFN

Dans ses missions régaliennes le FFN ne reboise pas. Son rôle est de financer les projets de reboisement qui proviennent des partenaires (ONGD, ASBL et autres). Voilà encore une information erronée qui prouve à suffisance que les faits relayés non pas été vérifiés. Pour l’essentiel de questions soulevées, l’inquiétude des auteurs de ces informations a été balayée par les audits successifs effectués au FFN par le Sénat, l’Assemblée Nationale, l’IGF et même les Auditeurs externes. En outre, le Fonds Forestier National est un compte d’affectation spéciale et ne bénéficie pas d’une allocation directe de l’Etat.

  • Le dossier KAFAKIS et non KATAKIS relevé comme cas d’espèce, est un héritage des anciens dirigeants du FFN qui avaient conclu un contrat de sous-traitance dans le cadre de la mobilisation des recettes. Il s’agit d’un litige qui colle au FFN depuis 2015 et que le Directeur général Honoré Mulumba Kalala est en train d’éponger dans le cadre de principe de continuité de l’Etat.
  • Concernant les 200.000 $ prétendument utilisés à l’achat des véhicules de Mandataires et autres membres de leurs cabinets, il s’agit d’une affirmation fallacieuse et gratuite qui prouve que ces personnes ne connaissent pas le fonctionnement actuel du Fonds Forestier National. Les mandataires dont il est question n’ont pas droit aux véhicules de fonction et cela n’a jamais été fait. Ils viennent individuellement aux séances du Conseil d’Administration et leurs droits sont fixés par la loi. Encore une information erronée et une médisance qui ne dit pas son nom toujours dans l’intention de nuire.

Par contre, soucieux d’améliorer les conditions de travail des Agents et Cadres du FFN, le Directeur général Honoré Mulumba Kalala est en train de doter le FFN des moyens de locomotion, tant à la Direction Générale qu’en provinces, suite à une décision du Conseil d’administration.

  1. Pour ce qui est de la prétendue corruption à ciel ouvert dans le dossier PERENCO

Il est du devoir de rappeler au public que les pourparlers sont en cours entre le FFN, la DGRAD et PERENCO. S’il y aurait exonération, ça ne serait pas le fait du FFN et encore moins de son Directeur Général. L’Etat Congolais a des services pour cela.

  1. Du port par le DG Honoré Mulumba Kalala d’une tenue d’OPJ qui coûterait 1.800 USD

Encore un mensonge grossier sans fondement ni référence correcte. Il y a au FFN un Corps d’OPJ assermentés comme dans d’autres Etablissements Publics. Le Directeur général du FFN est de droit chef de ce Corps et il en porte la tenue. Il s’agit d’un débat futile sur lequel on sent l’acharnement.

  1. Au sujet des avantages sociaux et autres à savoir :
  • INPP : A ce jour la Direction des Ressources Humaines du FFN est à l’étape d’enregistrement du premier groupe de cadres et agents intéressés par la formation de mise à niveau. Le FFN est à jour avec ses cotisations (information véridique et vérifiable) ;
  • En lieu et place des boutiques médicales que le Directeur général avait trouvé à sa prise des fonctions et qui coûtaient excessivement cher sans donner les soins appropriés, il était de son devoir en tant Médecin de pallier cette carence, en approuvant le choix de la Délégation Syndicale du FFN qui avait jeté son dévolu sur l’hôpital du Cinquantenaire après avoir fait le tour de plusieurs formations médicales de Kinshasa. Cette dernière avait pris en compte les équipements ultra-modernes, les conditions de prise en charge ainsi que le moindre coût des soins mensuels par famille. Et c’est la Direction des Ressources Humaines qui a compétence de gérer les listes des ayants droit qui ont leurs cartes d’accès bien identifiées dans la base de données informatisées de cet hôpital.
  1. Concernant la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC)

La COP26 désigne la 26ème réunion des Parties à cette Convention qui était organisée à Glasgow au Royaume-Uni.

La cellule de communication du Fonds forestier national porte à la connaissance du public que c’est la République Démocratique du Congo qui a participé à la COP26 en tant que pays membre et pour la première avec le Chef de l’Etat en tête de la Délégation. Et le FFN avait requis au préalable l’autorisation de la Tutelle pour y participer.

De ce fait, parler des « Ngulus » est une insulte au prestige du Directeur Général du FFN et une déclaration non fondée à son encontre. Tout s’est passé sous le contrôle de l’IGF qui était dans les murs du FFN.

  1. Pour ce qui concerne les Chefs d’Antennes licenciés sans préavis mentionnés dans l’article sous examen

Il a été établi tant par les missions d’audit interne que par la Commission de Discipline que les intéressés ont ouvert et entretenu des comptes bancaires parallèles vers lesquels ils orientaient les recettes du FFN et d’où ils puisaient les fonds à leur guise. Ces mêmes personnes ont transformé les postes du FFN sous leurs responsabilités en caisses transitoires d’où les recettes étaient consommées à la source en utilisant des bons de caisse. Celui de la Tshopo s’est particulièrement illustré par le détournement systématique des loyers pendant 17 mois à raison de 350 USD le mois, laissant l’Antenne sous. menace du déguerpissement.

Il importe de signaler également le détournement de frais alloués à leurs Antennes pour le reboisement en marge de la Journée Nationale de l’Arbre, édition 2021.

Epargnant le public d’autres détails, il sied de conclure en ce qui concerne ce point qu’il s’agit d’un réseau mafieux commandité depuis Kinshasa par quelques cadres bien identifiés de la Direction Générale qui bénéficiaient du transfert de fonds collectés à l’intérieur.

Conclusion

Il n’est pas surprenant si les auteurs de ces informations mensongères n’ont pas étalé les réalisations déjà enregistrées au bénéfice des travailleurs, moins de deux ans depuis que Honoré Mulumba Kalala est Directeur général du FFN.

Il s’agit notamment de :

  • La convention médicale avec l’hôpital du Cinquantenaire ;
  • L’acquisition d’un nouveau siège social ;
  • L’amélioration du taux de salaire de 1.600 CDF =1 USD à 1.850 CDF =1 USD;
  • L’octroi des primes de risque aux chauffeurs et huissiers;
  • La rétrocession au bénéfice de tous les Agents et cadres du FFN pour la première fois et régulièrement des fonds versés au FFN à titre de 5% des recettes réservés au service mobilisateur de celles-ci par le canal de la DGRAD;
  • Le payement régulier des salaires par voie bancaire;
  • L’octroi de frais de transport au personnel de la Direction Générale et Antennes Provinciales;
  • Le réajustement de frais funéraires;
  • Le financement systématique des différents projets de reboisement sur toute la République;
  • L’opérationnalisation du site web officiel du FFN;
  • La mobilisation de plus en plus accrue des recettes.

Au regard de tous ces éléments, il se dégage clairement que la motivation ces personnes qui sont non seulement bien identifiées mais également bénéficiaires d’un recrutement sur base familiale et d’un parachutage au rang de Cadre de Direction sans aucune évaluation des capacités est de nuire et de lyncher, quoi de plus normal qu’elles s’opposent à toute normalisation d’affectation selon les compétences et les dispositions légales qui régissent le Fonds Forestier National.

Acturdc.com