RDC-CENI : Denis Kadima appelle à être jugé non par « présomption et procès d’intention » mais uniquement à l’œuvre et sur le terrain

Denis Kadima candidat controversé au poste de président de la commission électorale nationale et indépendante (CENI) rejette les allégations de tentatives de corruptions et d’intimidations ausein des confessions religieuses comme rapporté par la conférence episcopale nationale du Congo (CENCO) et l’église du Christ au Congo (ECC).

Pour lui, « il est candidat à la présidence de la CENI par patriotisme et parce qu’il connaît les profondes aspirations de ses concitoyens pour des scrutins inclusifs et sincères, et il est convaincu que son pays en est capable. Il devrait être jugé non par présomption et procès d’intention, mais uniquement à l’œuvre et sur le terrain ».

Dans un communiqué de presse de ce mercredi 6 octobre, les services de communication de Denis Kadima appellent les accusateurs de « produire des preuves circonstanciées et les noms des corrupteurs et corrompus, pour faire éclater la vérité ».

Selon lui, le communiqué du 23 juillet 2021 signé par les 8 confessions religieuses ne cite nulle part le nom du candidat Kadima comme acteur ou bénéficiaire de menaces et intimidations envers des chefs religieux.

« Nous restons convaincus que le candidat Kadima a été mentionné par ses adversaires dans l’unique but de le discréditer et obtenir sa mise à l’écart de la compétition. Denis Kadima n’est concerné ni de près ni de loin par ces actes ignobles qui, dans tous les cas de figure, n’auraient pas fait prospérer sa candidature », peut-on lire dans ce document signé par sa chargée de communication, Elisabeth Mpoyo.

Denis Kadima déclare que les confessions religieuses ne lui ont rien reproché lors de son exposé devant elles.   

« Sur la notion d’éthique : comment et selon quels critères l’éthique des candidats est-elle mesurée ? Sur base d’allégations d’actes prétendument (car non prouvés) posés par des tierces personnes ? Il est inacceptable de jeter des pierres à un citoyen et le condamner sans preuve. Le 27 juillet 2021, le candidat Denis Kadima est passé au grand oral devant les 8 confessions religieuses. Il a répondu à toutes les questions lui posées. A aucun moment il ne lui a été signifié des faits d’intimidation et de corruption. Officiant dans le domaine de la gouvernance démocratique depuis plus de 20 ans, Denis Kadima a œuvré inlassablement pour l’intégrité électorale et pour des processus crédibles et apaisés sur le continent. Il a conseillé Oppositions et Pouvoirs et initié des dialogues politiques, formé les parties prenantes politiques, électorales et citoyennes, géré des financements importants et jamais sa crédibilité et son intégrité n’ont été mises en cause », dit le communiqué.

Les discussions entre les religieux sont au point mort. Le groupe de 6 qui soutient Denis Kadima refuse toute négociation en dehors du nom de ce dernier. Les 72 heures de plus accordées par l’Assemblée nationale ont expiré lundi dernier sans trouver un consensus. Le duo CENCO-ECC ne veut pas de Denis Kadima dont la candidature, selon eux, est accompagnée des actes de corruption, des menaces et intimidations.

actualite.cd

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