FPEF : Tshisekedi boudé par les mandataires de l’ARPTC, du Fonds minier et de l’INPP

Des mandataires capables de grogner une décision présidentielle, ça existe malheureusement. Les gestionnaires de l’ARPTC, du Fonds minier pour les générations futures et de l’INPP multiplient des grimaces face à une mesure présidentielle de Félix Tshisekedi instituant le Fonds de Promotion de l’éducation et de la formation (FPEF) dont la vocation est de soutenir la gratuité de l’enseignement.

Quel toupet ! Des gestionnaires des entreprises publiques repoussent catégoriquement une décision de haut lieu. Il s’agit des gestionnaires de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), du Fonds minier pour les générations futures et de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), pourtant concernés par le décret n°21/06 du 24 novembre 2021 du Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde portant création, organisation et fonctionnement du Fonds de promotion de l’éducation et de la formation (FPEF). L’article 4 dudit décret stipule que “le Fonds a pour objet de soutenir et promouvoir l’éducation nationale ainsi que la formation professionnelle et les métiers ; assurer les financements innovants et pérenniser la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics et contribuer à la consolidation des acquis de l’éducation nationale, de la formation professionnelle et des métiers”.

Tshisekedi instruit, Sama formalise, les mandataires hésitent

Avec l’arrivée de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême, un vent nouveau a été ressenti dans le sous-secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et technique avec l’effectivité de la gratuité de l’enseignement primaire public instaurée par le président de la République. “Pour pérenniser et consolider cette mesure phare du chef de l’Etat, le Premier ministre a signé un décret transformant le Fonds de promotion de l’éducation nationale, (FPEN) en sigle, en Fonds de promotion de l’éducation et de la formation, (FPEF)“. Cette nouvelle structure dont la mission principale est de soutenir et de promouvoir l’enseignement national avec la prise en charge des effets induits de la gratuité de l’enseignement primaire, a été dotée de ressources innovantes à tirer du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), de l’ARPTC, du Fonds minier pour les générations futures et de l’INPP. A ce jour, le FPEF mène la campagne “Pas une école sans bancs en RDC” sous le haut patronage du chef de l’Etat avec la supervision du ministre de l’EPST. Une initiative saluée et qui mérite d’être soutenue par tous. Si les parents, élèves et professionnels de l’enseignement primaire jubilent, ce n’est pas le cas de ces mandataires qui sont déterminés à bloquer la mise en oeuvre du programme phare du président Félix Tshisekedi. Pourtant, en lieu et place d’accompagner cette vision salutaire pour le pays, “les gestionnaires de l’ARPTC, du Fonds minier pour les générations futures et l’INPP se clamant au passage d’être des “amis du chef”, refusent ouvertement de doter le FPEF des moyens de sa mission – sabotant ainsi la volonté des plus hautes autorités du pays”, rapportent des sources du secteur. Et ce, malgré l’instruction formellement donnée par le chef de l’État lors du 57ème Conseil des ministres du 10 juin 2022 , où le premier magistrat du pays avait clairement demandé “que des dispositions soient rapidement prises pour allouer au FPEF des moyens conséquents en vue de lui permettre de mener sa mission à bon port”. En dehors des gestionnaires du FPI qui ont accepté de faire diligence, il est surprenant, dès lors, de constater que des “freins” soient mis à l’instruction du président Félix Tshisekedi par ceux-là même, nommés par lui,

qui sont sensés pourtant exécuter à la lettre ses décisions et orientations, hurlent les agents de l’EPST. D’où la question, pourquoi des gestionnaires publics s’arrogent-ils l’aisante attitude de saboter la fonction présidentielle ?.

Syndicats EPST n’apprécient pas

Il est temps que des recadrages soient opérés et que le chef de l’Etat soit soutenu et accompagné par des collaborateurs dont la loyauté lui sera totalement acquise, commente un délégué syndical de l’Epst. Car, apprenons-nous, par ailleurs, que “les syndicalistes de l’EPST et d’autres acteurs sociaux s’apprêtent à monter au créneau pour dénoncer tous ces mandataires publics qui veulent bloquer les actions du FPEF”. Si le mépris des mandataires précités vis-à-vis des institutions président de République et gouvernement perdure, le programme de la gratuité de l’enseignement primaire du secteur public en pâtira. Ce qui affectera négativement le mandat quinquennal de Félix Tshisekedi et risquera ainsi de compliquer terriblement la campagne électorale de 2023./actualité.cd