EPST/Grève des enseignants : Seth Kikuni insinue que l’initiateur de la gratuité ne mérite plus d’être appelé père ou garant de quoi que ce soit

En ce jeudi 21 octobre 2021, Seth Kikuni, candidat malheureux de la présidentielle de 2018 a osé tutoyé l’autorité du président Félix Tshisekedi. Prenant la parole pour parler de la grève des enseignants, l’homme d’affaires estime que le régime en place a échoué d’assurer l’éducation des enfants et par conséquent, l’initiateur ne mérite plus d’être honoré.

Pour Seth Kikuni, la stratégie appliquée par le régime Tshisekedi a raté sa cible et ne mérite plus la confiance du peuple. Sachant qu’un père est celui qui assume les plus grandes responsabilités d’une famille, il considère que l’actuel père ne mérite plus d’être considéré comme tel dans l’optique qu’ayant manqué à ses obligations. La grève des enseignants est, à en croire les convictions de l’acteur politique, un échec de la part des ceux qui assurent la gestion quotidienne des affaires étatiques.

« Quand on échoue sur une question comme l’éducation des enfants, on ne mérite plus d’être appelé Père ou Garant de quoi que ce soit», a-t-il tweeté.

Engagé contre la politique Fatshiste, le citoyen Kikuni approuve dans une certaine mesure la grève des enseignants car selon lui, un enseignant qui gagnait presque 1.000.000 FC avant la gratuité se retrouve aujourd’hui avec un salaire dérisoire de 360.000 FC; salaire qu’il ne perçoit même plus. Le politique trouve la faille dans le camp du pouvoir et soutient la cause des enseignants comme on peut le remarquer quant il écrit ce jeudi 21 octobre 2021 sur Twitter : “Pourquoi voulez-vous qu’un enseignant qui gagnait presque 1.000.000 FC avant la gratuité mal pensée puisse se contenter de 360.000 Fc non payés en plus ?”

Pour rappel, les élèves des écoles de la ville province de Kinshasa ayant eu assez de la tournure que prend la situation de grève observée par les professionnels de la craie, sont descendus dans les rues avec comme destination finale le parlement congolais. Une fois sur place, les jeunes gens venus de toutes les parties de la ville ont échangé avec le vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Marc Kabund sur la question en vigueur. Les écoliers qui contestent la gratuité ont été maîtrisé par le président ad intérim de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) qui a eu des mots justes. Le proche de Félix Tshisekedi a rassuré ses interlocuteurs que le gouvernement congolais et toutes les autorités politiques travaillaient déjà sur la question afin d’apporter des réponses satisfaisantes dans les prochains jours. Pour sa part, le collaborateur de Christophe Mboso N’kodia a rappelé les parties au calme.

Gaël Hombo/acturdc.com

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