Culture : Koffi Olomide reçoit une grande distinction

Après son retour à Kinshasa, en provenance de la Tanzanie, l’artiste musicien Koffi Olomide a animé une conférence de presse le jeudi 3 décembre à l’hôtel Memling.

Plusieurs questions ont été abordées lors de l’échange entre le patron du Quartier latin international et les professionnels des médias.
Au cours cette conférence de presse, Koffi Olomide a fait savoir que l’organisation canadienne « Cent Tambours Mille trompettes », en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), lui a décerné le trophée de meilleur auteur compositeur d’expression francophone en RDC.

A cette occasion, une soirée de gala francophone sera organisée dans le même hôtel le 5 décembre prochain. Pour ce faire,  Koffi Olomide, qui a récemment perdu sa mère, a promis d’inviter d’autres musiciens à ce concert, notamment Gaz Fabilous, Gaz Mawete, Robinho Mundibu et Fally Ipupa.  Présente à cette conférence Maman Muvaro a promis, quant à elle, de présenter les spécialités culinaires de certains pays francophones.

Par ailleurs, parlant de son concert qui était prévu au U-Arena, à Paris,  Koffi  Olomide a déclaré que ce concert est reporté, comme tous les spectacles prévus en Europe, à cause du Covid-19 . « Mon patron, mon producteur, est abattu puisqu’il doit refaire la promotion. Mais nous avons trouvé une date: le 27 novembre 2021. Mais dans un format de distanciation sociale ».

S’agissant du décès de sa mère, Koffi Olomide a remercié toute la presse congolaise pour tout ce qu’elle a fait pour « Maman Amy » durant cette dure période, avant de verser quelques larmes. A la question de savoir si il avait retrouvé toute sa force pour retourner sur scène, le « Quadra Koraman » a déclaré : « là où elle est, elle est en train de me dire vas-y. Elle est partie, elle ne fera plus de pondu. Pour elle, je vais trouver toujours la force qu’il faut. Merci de m’avoir aidé, de m’avoir façonné. Je te dois tout maman».

La Rumba, le Tshatsho et la musique actuelle

Juste après son séjour en Tanzanie pour une collaboration avec Diamond Platnumz, « Boss y’a Mboka » a affirmé que la musique a changé. « Aujourd’hui la musique a changé et le système aussi. Actuellement, on ne parle plus de texte et de qualité. C’est le nombre de vues qui compte. Je suis effectivement bébé dans ce monde, je dois encore apprendre ». A propos du clip de la chanson « Waah » en featuring avec Diamond Platnumz, qui a atteint  1 million de vues en seulement 8 heures, Koffi Olomide a répondu : « j’étais en Tanzanie, les vues sont venues me trouver là-bas. Je ne me laisserai pas emporter dans ce jeu-là. Je suis en train de subir Internet. Plus on a de la stratégie, plus on a des vues, mais le talent reste vrai », a-t-il déclaré.

C’est en 2015 que l’artiste a sorti « 13eme Apôtre », son tout dernier album. Et depuis, le roi du « Tshatsho » s’est lancé dans la réalisation de singles. Ne se considérant pas comme un musicien jouant de la rumba congolaise, Koffi Olomide encourage ceux qui sont dans la démarche d’inscrire la rumba au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, mais se dit non concerné.  « Je salue les personnes qui font cette démarche, mais Je ne suis pas partie prenante. La vie n’est pas un concept stéréotypé », a-t-il fait remarquer d’un ton ferme, précisant que son style de musique n’est pas de la rumba mais plutôt du « Tshatsho ». Pour lui, la rumba était le style musical des artistes comme Grand Kalle et Tabu Ley. Mais, actuellement, a fait savoir Koffi Olomide, tout le monde fait du Tshatsho.

Congo-press.com/Acturdc.com