Censure des chansons : J.C Katende charge le gouvernement

Les réactions fustigent de partout après l’interdiction de la diffusion des chansons « Nini to sali te et Lettre à ya Tshitshi» par la commission de censure de la musique à Kinshasa le 09 novembre 2021. Si Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement décline la responsabilité au nom du l’exécutif qu’il représente, le défenseur des droits de l’homme Jean Claude Katende charge à son tour Sama Lukonde et son équipe et dénonce un mensonge de la part ceux-là qui se disent n’être pour rien. Le défenseur des droits de l’homme éclair la lanterne en évoquant le fait que la commission de censure relève du ministre de la justice, dont dépend du gouvernement conformément à l’Arrêté Ministériel 225 du 23 août 1967 portant création de la commission de censure de la musique en son article 3.

« La commission de censure de la musique est composée de onze membres désignés par le ministre de la justice, parmi les magistrats, les parents, les musiciens et les industriels de la musique», peut-on lire dans l’article 3 de l’arrêté ministériel portant création de la commission de censure de la musique.

Dans la foulée, l’artiste musicien Bob Elvis a contesté la décision de la commission de censure de la musique en indiquant que les propos inclus dans sa chanson ne sont que des faits réels qui ne sont pas allés au-delà des règles de l’éthique et de la déontologie musicale. Il affirme être resté dans les prescriptions légales de la loi. La décision est selon lui sans fondement légal et serait donc de nul et nul effet.

« Je n’ai jamais eu peur de dire la vérité, je n’insulte pas, je sais que je suis resté dans les faits. De base, j’ai fait le journalisme. Ont dit que les faits sont sacrés et que les commentaires sont libres, les gens sont libres de faire leurs interprétations. Je n’ai rien fabriqué dans tout ce que j’ai dit, si vous essayez d’analyser, vous verrez que je suis resté dans les faits», a dit Bob Elvis.

Pour rappel, les autorités de la commission de censure de la musique ont, ce mardi 09 novembre 2021, interdit la diffusion des chansons « Nini to sali te et Lettre à ya Tshishi» sur toute l’étendue du territoire congolais. La dite commission a motivé sa décision par le garantissement de l’ordre public.

Gaël Hombo/acturdc.com

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