Bahati et le Sénat coûtent cher aussi au trésor public

10 millions de dollars pour Bahati et son bureau hormis le payement des sénateurs. Des sommes sonnantes qui oscillent périodiquement. Le Sénat, avec Modeste Bahati en tête, coûte très cher à la République.Selon les informations publiées par le média belge Libre Afrique, le speaker de la Chambre haute du Parlement bénéficie de l’enveloppe évoquée ci-dessus pour “régler les dépenses des membres de son bureau, la caisse de retraite des sénateurs et les autres menus frais de fonctionnement”.

Chez Bahati (donc, l’institution sous sa responsabilité) tout est motivé par les frics. Travaux en commission, participation aux plénières ratification des accords ou encore adoption des projets ainsi de suite. “Au mois de juin, l’État, en plus des frais de fonctionnement en faveur du Sénat est ainsi intervenu pour les frais de ratification de cinq (5) projets de loi (avec 215.000 dollars américains) ou pour les travaux intensifs de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour un montant de 1,1 million de dollars américains”, a révélé la même source.

Les caisses de l’État saignent. D’autres chiffres effrayants ont été dévoilés par le média belge seulement pour les mois de juin et juillet de l’année en cours. Pour le mois de juin 2022, le trésor public a ainsi décaissé en faveur du Sénat, la somme de 26.362 203.517,22 francs congolais, soit (au taux de conversion de 1 dollar pour 2000 FC), un peu plus de 13,2 millions de dollars américains.

De plus, ce qui confirme la thèse de la variation des montants alloués à cette institution que pilote Bahati, pour le septième mois de l’année (donc juillet), le Sénat a perçu 13,5 millions de dollars américains. Visiblement, d’aucuns donneraient raison à Steve Mbikayi (président du Parti travailliste, PT) qui dénonce le caractère budgétivore de cette Chambre sœur à l’Assemblée nationale.

“Que perdrait notre pays si nous supprimons le Sénat ?”, s’était interrogé l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) bien que traité souvent de zélateur de Félix Tshisekedi, qu’il a combattu des années durant. Mbikayi affirmait déjà il y a peu que “cette institution (le Sénat) est inutilement budgétivore. Sa suppression nous permettra de faire des économies et réduire le timing du traitement des dossiers au Parlement”.

La Chambre de Mboso aussi…

Sur un an, le coût du Parlement s’évalue à 384 millions de dollars américains. Donc, même l’Assemblée nationale que dirige Christophe Mboso n’est pas épargnée, car elle surfe aux côtés de la Chambre sœur du Parlement.

Comme son collègue Bahati, Mboso également perçoit hormis d’autres avantages invisibles, une enveloppe de 4 millions de dollars américains pour ses divers frais. Il dispose aussi d’une marge mensuelle appréciable après avoir payé la caisse de retraite des députés, les membres de son bureau, les primes des présidents des Commissions, les frais de mission, les frais médicaux et le fonctionnement de son institution.

Selon la Libre Afrique, Mboso touche chaque mois près de 20 millions de dollars du trésor public, pour le fonctionnement de son institution. “En juin 2022, ce sont 19,8 millions de dollars qui sont sortis des caisses de l’État pour le fonctionnement de l’Assemblée nationale, la caisse de solidarité et les indemnités parlementaires des 500 députés. Le montant était revu à la baisse en juillet avec 17,5 millions”, rapporte le média belge.

Les 500 députés nationaux pèsent énormément. Depuis le début de l’année, chaque élu coûte la bagatelle de 37.278 dollars par mois. A ce Montant, s’ajoutent les frais d’acquisition par l’État d’un véhicule 4×4 (Hyundai Palissade) pour chaque député qui s’élèvent approximativement 70.000 dollars américains.

Aux yeux de plusieurs Congolais, le régime Tshisekedi ne fait qu’assouvir les appétits gloutons des politiciens (parlementaires) aux dépens de préoccupations du souverain primaire. D’ailleurs, depuis la révélation de Martin Fayulu, leader de l’Ecidé sur les 21 mille dollars que toucherait chaque député, les concernés du moins ceux qui l’ont désapprouvé, peinent à chiffrer leurs indemnités avec précision./ouragan.cd