Ultime rendez-vous ce 13 décembre : Le président Félix Tshisekedi appelé à convaincre

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Ce 13 décembre 2021, le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a un rendez-vous avec la nation. Il va se plier pour la troisième fois depuis son avènement au pouvoir le 19 janvier 2019 à l’exercice annuel du discours sur l’état de la Nation devant les députés nationaux et les sénateurs réunis. Par devers eux, le peuple congolais. 

À la fois état des lieux de l’année écoulée et projections sur l’année à venir, ce discours permet de faire, d’une part, le point sur la situation politique, sécuritaire, économique, sociale et financière du pays, voire diplomatique, et, d’autre part, de réaffirmer ses objectifs, de réaliser quelques grandes annonces pour les prochains mois. Bref, pour les deux années qui restent de son mandat.

Si cette occurrence, qui est un moment de ritualisation du politique selon le politologue Philippe Poirier, va permettre de rassembler davantage la majorité et de publiciser son action, en revanche, elle doit être, pour l’opposition, bien que l’on soit encore loin du compte, une occasion d’avoir une vision d’ensemble de la politique du Gouvernement afin de jouer son rôle constitutionnel pour la vitalité de la démocratie et l’amélioration de la gouvernance en RDC.  C’est aussi une circonstance d’information et d’éclairage pour le corps diplomatique, ainsi que les opérateurs économiques qui peuvent y trouver un intérêt.

Le discours sur l’état de la nation est un moment très ultime. Encore une fois, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo va proclamer sa profession de foi. Ceci aux fins de consolider les liens de solidarité entre les Congolais pour un meilleur vivre ensemble dans l’espoir de bâtir un Etat moderne au centre de l’Afrique, un Etat pacifique, démocratique, de droit, un Etat où chaque institution joue son rôle dans le cadre de la séparation des pouvoirs, un Etat caractérisé par une gouvernance qui place les préoccupations de ses filles et de ses fils au centre de ses préoccupations, un Etat à même d’assumer sa vocation africaine et internationale et soucieux de retrouver la gâchette du revolver de Frantz Fanon pour signer le décollage du continent.

Le moment est d’autant plus ultime qu’il inaugure l’année 2022, année charnière de la mandature du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui va nous conduire sûrement à 2023 avec, in fine, les élections générales de 2023, dont la présidentielle. Les résultats de cette dernière vont, soit, signer une deuxième alternance pacifique du pouvoir, soit, inscrire le pays dans la continuité du présent régime, dont le premier mandat est, somme toute, une transition, caractérisée par beaucoup de pesanteurs qui n’ont pas permis le décollage réel de la RDC. 

Si, l’an passé, après que 2020 ait été proclamé année des actions, le discours avait porté principalement sur le déboulonnement du système Kabila qui a signé la fin de la coalition FCC-CACH et la pandémie du coronavirus, la version 2021 devrait être fortement orientée vers la sortie de crise à l’Est, la lueur sur le plan économique et financier, dont la pandémie de Covid-19 demeure toujours le tendon d’Achille en ce qu’elle a mis à rude épreuve la fragile économie nationale qui continue à être rongée par un véritable cancer, la corruption. Et ce, sous les yeux d’une justice de plus en plus laxiste, voire complice.

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est de plus attendus sur la mesure phare de son quinquennat, la gratuité de l’enseignement, qui balbutie, le social de la population qui dégringole et qui s’inscrit à l’opposé de toutes les notes positives lui attribuées par des institutions internationales, dont le FMI, les mesures d’encadrement de la taxe RAM, l’organisation des élections avec une CENI qui est loin de fédérer toutes les parties prenantes, les retombées diplomatiques de ses multiples voyages à l’étranger qui agacent une partie de l’opinion, voire son avènement à la tête de l’Union africaine dont le mandat se termine en février 2022.

Exercice très classique, ce discours peut contenir des engagements concrets, chiffrables, tout comme il peut se décliner en une succession d’effets d’annonce. Mais, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo n’est pas à sa première année de pouvoir, il inaugure par cette messe sa quatrième année de pouvoir. Il connaît donc les attentes des Congolais auxquels il a fait des promesses depuis la campagne électorale et dont les différents programmes gouvernementaux devaient être la traduction. La pesanteur constituée par le FCC pendant les deux premières années de son mandat, même si elle a eu des répercussions négatives sur la marche du pays, ne doit pas servir d’alibi pour se débiner devant ses responsabilités dans la direction du pays. Quelles sont les promesses tenues, ne fut-ce qu’en 2021 ?

 C’est en 2021 que la ceinture institutionnelle protectrice de l’ancien président de la République a été démantelée avec maestria à la suite de l’éjection, tour à tour, de la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda Lioko, du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba et du président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba, remplacés respectivement par Christophe Mboso, Jean-Michel Sama Lukonde, et Modeste Bahati Lukwebo. Le nouveau décor s’est achevé avec la propulsion du célèbre avocat Dieudonné Kaluba à la tête de la Cour Constitutionnelle et le dévolu jeté sur Mme Kabedi Malangu comme Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, poussant ainsi à la porte Déogracias Mutombo.

C’est donc un Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui se présente devant le Congrès avec les pleins pouvoirs, en véritable Garant de la Nation et de fonctionnement des institutions de la République, Commandant suprême des FARDC et de la Police, et Magistrat suprême. Il est donc sur le fil du rasoir. On attend donc de lui du concret, du pragmatique, de l’espoir et non un chapelet d’intentions. Et les perspectives doivent s’inscrire dans le cadre de quelques axes vivement prioritaires sur le plan politique et sécuritaire, économique et financier, social et diplomatique ; considérés comme moteurs avec effets d’entrainement dans les autres domaines.

Après 60 ans de gâchis d’indépendance, de déconstruction du pays, de sa désétatisation et sa dénationalisation, avec in fine l’auto balkanisation, ce pays ne peut être redressé au bout d’un mandant. Néanmoins, l’on peut poser les jalons de sa reconstruction avec l’espoir de les consolider au cours d’un deuxième mandat, constituant ainsi la rampe pour sa mise sur l’orbite du développement.   

Que va dire concrètement le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ?

1°. Sur le plan politique et sécuritaire

Avec la situation de l’Est du pays en proie il y a plus de deux décennies à des attaques meurtrières et aux razzias récurrentes d’une multitude de groupes armés au sein desquels se trouvent des terroristes islamistes (les AD), doublée d’une crise politique sur fond d’un déficit de légitimité dû aux irrégularités qui caractérisent le processus électoral depuis 2006, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a pour tâche principale de sauvegarder la cohésion nationale et de coudre l’unité nationale. A travers l’état de siège décrété au Nord-Kivu et en Ituri, la voie de la force, utilisée pour venir à bout de l’insécurité qui y sème depuis des lustres, semble être indiquée. A ses limites dues principalement à la sociologie des FARDC, constituée d’un amalgame des forces militaires d’origines diverses, y compris des forces militaires ennemies qui y avaient été brassées et mixées par vagues successives, il vient d’être suppléé la mutualisation des forces entre Kinshasa et Kampala pour éradiquer en RDC le phénomène ADF qui constitue également une menace pour l’Ouganda, dont le noyau de base est constitué des ressortissants de ce pays. C’est peut-être cela la requalification de l’état de siège tant attendue.

Quoique soutenue par la quasi-majorité des députés nationaux originaires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, la venue des militaires ougandais est acceptée du bout de lèvres par les Congolais. Ils ont encore frais en mémoire la guerre que les armées ougandaises et rwandaises se sont livrées en pleine ville de Kisangani et dont les stigmates existent jusqu’à ce jour. Kampala a été même condamné par la Cour Internationale de Justice de la Haye au paiement de USD 10 milliards pour pillages des richesses congolaises. Mais, la RDC se refuse, depuis Joseph Kabila, d’ouvrir ce dossier. Bien au contraire, des nouveaux accords sur le plan économique sont signés entre les deux pays.

C’est donc un pari très risqué qu’a pris le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Rien ne garantit que l’Ouganda ne va pas jouer à la même partition. Cette fois avec l’aval officiel de Kinshasa. Le chef de l’Etat est appelé à rassurer le peuple congolais que l’histoire n’est pas en train se de reproduire et que le contexte n’est plus le même tant sur le plan national qu’international. Peut-on alors considérer comme garantie sur le plan international la Directive signée  dans les mêmes circonstances de temps entre les FARDC et la MONUSCO aux fins des opérations conjointes à l’Est ? Difficile à dire.

De toutes les façons, le problème se pose fondamentalement en termes de réformes des FARDC, de la Police nationale, ainsi que des services de renseignements aussi bien civil que militaire. La gouvernance de cette armée pose problème, car gangrenée par la corruption et l’affairisme des officiers qui se rendent même coupables des actes de haute trahison, notamment en détournant la ration des militaires, les armes et minutions.

Outre la question sécuritaire, les élections constituent l’autre épineux problème ; leur but ne se limitant pas seulement à renouveler la classe dirigeante, mais aussi à la doter d’une légitimité sans faille qui conduit à l’acceptation non controversée de l’autorité publique par les populations. Donc, un travail d’Hercule attend la CENI qui doit s’investir pour fédérer toutes parties prenantes aux élections.

Des signaux sont donc attendus de la Centrale électorale pour signer le démarrage effectif du processus électoral. Un calendrier électoral vaut son pesant d’or en ce qu’il permettrait, de manière chronologique, à projeter les actions à mener pour éviter tout glissement. Le Gouvernement est tenu lui aussi à concrétiser ses intentions à l’endroit de la CENI, en lui allouant des fonds nécessaires, et cela à temps, de façon à lui permettre de bien agencer les différentes séquences devant amener le pays à la tenue proprement dite des élections.

La CENI a besoin aussi d’une embellie sur le plan diplomatique  en perspective de l’assistance internationale. La politique d’ouverture, dont le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est fait champion, a porté ses fruits. Elle a permis au pays de regagner le juron de la diplomatie internationale. Ce qui est bénéfique pour le pays en général, et en particulier pour la CENI. Son avènement à la tête de l’Union Africaine s’est révélé aussi de grande utilité. La voix de la RDC a été portée davantage haut. 

Même si le rôle de la CENI était renforcé, la RDC n’aura pas suffisamment avancé sur la voie de l’organisation des bonnes élections tant que l’assainissement du paysage partisan ne sera pas assaini. En effet, si la démocratie était mesurable par le nombre de partis politiques, la RDC serait le plus grand pays démocratique du monde, de par le nombre exponentiel des partis politiques qu’elle regorge. Mais, la réalité est tout autre. Non seulement que ce prosélytisme des partis politiques n’est pas la symbolique du développement du pluralisme politique et d’une avancée réelle de l’ordre démocratique, mais aussi, il complique, par exemple, les contentieux électoraux. Ceci du fait que, comme le dit si bien Evariste Boshab, «les partis politiques congolais sont des boutiques privées dont les propriétaires recherchent avant tout la manifestation du lucre par la surenchère de tous genres». Mais curieusement, que ce soit lui, autant que ses prédécesseurs et ses successeurs, personne ne pense jamais à réformer les choses en cette matière, ne fut-ce qu’en appliquant la loi sur l’organisation et fonctionnement des partis politiques. La loi électorale doit être absolument corsée afin d’éviter certains désagréments. 

2°. Sur le plan de l’Etat de droit et de l’affermissement de la démocratie

Après quelques pas appréciés par d’aucuns dans l’administration de la justice, l’impression est telle que le pays est en train de faire un bond en arrière sur l’instauration d’un Etat de droit. A temps et à contretemps, les récentes libérations enregistrées, surtout des personnages accusés de détournements des deniers publics, de corruption, de blanchiment d’argent et d’abus d’autorité, laissent les gens perplexes et dénotent d’un certain laxisme dans les rouages de la magistrature.

L’on jongle ainsi, sous l’effet de trafics d’influence, voire de la corruption, avec des lois taillées sur mesure autrefois pour protéger le prince et sa cour, pour déboucher sur des décisions judiciaires aux antipodes de la morale et de l’éthique. De la sorte, certaines personnes devant répondre de leurs responsabilités devant la loi sont dans une situation des «protégés». Même s’il y a évidence des faits leur reprochés, elles ne peuvent pas être jugées parce qu’on la voulu ainsi.

Le goût amer que les gens ressentent de la justice fait que mêmes les révélations rocambolesques faites dans le cadre, par exemple, de l’enquête pointilleuse  intitulée «Congo Hod-up) et du procès Chebeya, sont tournées en dérision dans l’opinion.

En sa qualité de Magistrat suprême, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est interpellé. Il doit agir et indiquer la direction. Certes, il a placé quasiment des hommes nouveaux à la tête des organismes judiciaires, mais la pratique révèle que le problème est plus profond. Il n’est pas lié seulement aux hommes, incapables de se dépouiller des mauvaises habitudes acquises depuis des lustres, mais aussi aux structures et à leur fonctionnement. Une réforme profonde de la magistrature est nécessaire, si on veut réellement élever la nation congolaise. En attendant, des mesures conservatoires doivent être rapidement prises.

La responsabilité des parlementaires est aussi entière dans l’administration au rabais de la justice et l’avènement d’un Etat réellement de droit et démocratique. L’indépendance du Parlement est sapée au point qu’il s’est dévoyé en tant qu’institution pivot et de contrepoids, comme consacré dans la Constitution. Ensuite, les députés et sénateurs ont poussé à l’extrême leur impudence au point de convertir des mécanismes de contrôle parlementaires en instruments de marchandage pour créer des occasions de corruptions. Complaisants, ils se protègent mutuellement en faisant des calculs sur la levée de leurs immunités, rendant ainsi certains d’entre eux non justiciables.

Garant du bon fonctionnement des institutions, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sans pour autant compromettre le principe de séparation de pouvoir, est donc appelé à sensibiliser le Parlement afin qu’il joue réellement son double rôle de voter les lois et de contrôler le Gouvernement. Outil par excellence de contrôle, la Cour des Comptes doit être mise en branle, de façon à compléter l’action de l’IGF et celle timide des Cours et tribunaux. Qu’est-ce qui empêche la prestation de serment de ses magistrats de la Cour des Comptes depuis trois ans ? La mise en place d’un Parquet financier va amplifier également le rôle des instruments précités pour mener une lutte implacable contre la corruption qui a la peau dure et qui prive le pays de dizaines de milliards de USD chaque année.

3°. Sur le plan économique, financier et social

Des efforts sont, certes, menés sur le plan économique et financier. Ce qui vaut au Gouvernement des encouragements de la part de certains bailleurs de fonds tel le FMI. Mais, il reste que, faute de diversification de l’économie, la croissance est portée essentiellement par le secteur minier qui est loin d’être assaini. Ainsi, la fraude a encore bien de jours devant elle, tout comme la révisitation de certains contrats miniers traîne le pied. Ce qui empêche l’Etat de maximiser ses recettes.

Malgré une certaine embellie dont on aperçoit la lueur, même s’il reste à évaluer les apports en capitaux de différents organismes internationaux et pays qui ont justifié nombreux voyages du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à l’étranger, l’assiette du Congolais moyen sonne creux. Son pouvoir d’achat décline au point qu’il lui est difficile de faire face aux besoins sociaux de base et nouer les deux bouts du mois.

Assurément, le Covid-19 a mis à rude épreuve la fragile économie congolaise, dominée à 80 % par l’informel, en l’asséchant de certaines ressources, mais il ne reste pas la seule cause de la conjoncture difficile que traverse le pays. Encore une fois, la corruption a droit au chapitre. D’où la lutte, tous azimuts, qui doit être menée contre ce fléau.

La mesure phare du Gouvernement sur le plan social est la gratuité de l’enseignement qui semble battre de l’aile. Une évaluation s’impose donc en vue de la recadrer et d’en élaborer une feuille de route réaliste afin de doter le ministère attitré de la politique de ses moyens. Donc, toutes les grèves observées dans le secteur d’éducation, sur lesquelles se sont greffées des motivations politiques, auraient dû être évitées.

D’autres questions valent la peine. C’est notamment la question de l’instabilité qui caractérise les institutions provinciales avec les assemblées et les exécutifs provinciaux qui sont permanemment en guerre. Ce qui empêche ces entités décentralisées de s’occuper réellement des problèmes qui se posent à la base. Jusque-là, les différents ministres de l’Intérieur s’y appliquent, mais sans succès. Il est aussi de la responsabilité du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de s’investir pour arriver à normaliser la vie dans ces institutions, de manière répondre à la mission pour laquelle elles ont été créées. Autrement dit, le développement prôné à partir des territoires sera un vœu pieux. La conférence des Gouverneurs, sans être une instance de décisions, n’est pas moins un outil pour tenter de répondre à certaines questions éventuelles, créer un climat de confiance et de collaboration entre les institutions au niveau national et provincial. Depuis l’avènement au pouvoir du sociétaire de l’UDPS, elle est un vœu pieux.

La taxe RAM importe d’être évoquée, parce que suscitant des récriminations jusqu’à ce jour. Le problème n’est pas d’expliquer ,le bien-fondé de son existence, mais de clamer son importance et d’édicter des mesures pour son encadrement.  

Enfin, une équipe commando pour le président en perspective de 2023

A plus d’égards, ce discours sur l’état de la nation va se confondre à un discours-bilan des trois ans de pouvoir de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il va lui servir d’entrer en campagne, bien que prématurément. Déjà, lors de son séjour à l’Est du pays au mois de juillet dernier, il n’avait pas caché son intention de rempiler en 2023.

A l’instar de son homologue français Emmanuel Macron il y a une année pour préparer la campagne de 2022, le président congolais est tenu à faire appel au Palais de la Nation à une équipe commando, chargée de fournir des résultats, d’améliorer la lisibilité et le récit de l’action publique et de préparer la campagne de 2023. En d’autres termes, il s’agit de nettoyer les écuries d’Augias et de s’entourer des collaborateurs et non des amis. Dans la mesure où l’affairisme, de la plupart de ceux qu’il a appelé auprès de lui afin de l’accompagner dans la lourde et exaltante tâche lui confiée par la nation, monte d’un cran chaque jour. Des vidéos de leurs scandales sont légion sur les réseaux. Ceci au point que le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo se retrouve seul dans la quête de l’idéal prôné par son défunt père et son parti, à savoir «le peuple d’abord». D’autre part, son parti doit être redynamisé sans délai pour se mettre en ordre de bataille.

Certainement, beaucoup de choses sont en train d’être faites par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Mais, elles restent entre les quatre murs ou ignorées des populations, faute de stratégies adéquates de communication. Depuis Vital Kamerhe, les services de presse et communication ont comme du plomb dans l’aile.

Pour plus d’efficacité de l’action de l’exécutif, ce coup de balai, vivement souhaité autour du chef de l’Etat, va bien rimer avec un réaménagement technique de l’équipe gouvernementale. Ce serait un signal fort. Le changement des responsables à la tête de l’ANR en est-il un signe annonciateur ?/mediascongo.net

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