RDC – Présidentielle 2023 : 9 candidats exigent un nouveau cadre de concertation avec la CENI dans les 24 heures

9 candidats à l’élection présidentielle de décembre 2023 en République Démocratique du Congo (RDC) ont exigé la tenue d’un nouveau cadre de concertation avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans les 24 heures.

Théodore Ngoy, Constant Mutamba, Martin Fayulu, Loli Nkema Liloo, Jean-Claude Baende, Denis Mukwege, Marie-Josée Ifoku, Seth Kikuni et Floribert Anzuluni estiment qu’aucun accord n’a pu être trouvé lors de la précédente rencontre avec la CENI le 13 novembre, sur des points essentiels pour garantir la crédibilité du scrutin.

« Les candidats Président de la République, signataires de la présente déclaration ont noté, qu’à l’issue de la réunion de concertation, qu’aucun accord ne n’est dégagé sur les différents points soulevés, en particulier, sur la question de l’organisation effective par la CENI, des élections crédibles, transparentes, démocratiques et impartiales, le 20 décembre 2023, dans le respect de la constitution », peut-on lire dans la déclaration commune de ces candidats.

Parmi les sujets à contentieux, figure en premier lieu, la fiabilité du fichier électoral. Ces candidats mettent en doute les chiffres de 43,9 millions d’électeurs annoncés par la CENI, étant donné le nombre important des duplicatas de cartes électorales demandés. Ils notent que de nombreux électeurs inscrits ne trouvent pas leur nom dans le fichier.

C’est pourquoi, ils appellent la CENI à organiser, avec eux, dans les vingt-quatre heures, une nouvelle réunion de concertation. Dans le cas contraire, ils prendront leurs responsabilités devant Dieu, la Nation et l’histoire »

La CENI est également accusée d’avoir « esquivé » cette question clé lors des précédentes concertations. Les neuf candidats signataires estiment qu’un accord doit être trouvé d’urgence sur ce point, ainsi que sur d’autres points techniques, pour garantir des élections libres, transparentes et conformes à la Constitution.

“Il apparaît, dès lors clairement que la CENI s’apprête à organiser l’élection aux conséquences dangereusement chaotiques, dont la CENI et le pouvoir en place assumeront seuls la responsabilité”, préviennent-ils.

Cette exigence risque d’accentuer les tensions autour du processus électoral, à moins de 4 j jours du début de la campagne électorale en République Démocratique du Congo et à un mois du scrutin présidentiel.

Christian Timothée Mampuya