RDC : Plus de 80% des entreprises ont connu une baisse de 75% de leurs revenus suite à la Covid-19 ( Albert Yuma)

Plus de 80% des entreprises en République démocratique du Congo ont connu une baisse de 75% de leurs revenus suite à la Covid-19 et seul 1% de ces entreprises reconait avoir bénéficié d’un soutien du gouvernement pendant cette période difficile.

C’est-ce qu’a déclaré Albert Yuma, président de la Fédération des Entreprises du Congo ( FEC), dans son discours à l’occasion de la rentrée de son organisation, jeudi 24 septembre 2020.

So intervention a essentiellement porté sur l’impact de la Covid-19 sur les activités des entreprises évoluant sur le sol congolais.

Se référant aux chiffres lui fournis par la Banque Centrale du Congo ( BCC), Albert Yuma note les 8 impacts suivants :

1. Les opérations financières se sont clôturées depuis le mois de janvier, et ce malgré les ressources provenant de l’appui budgétaire du Fonds Monétaire International (FMI) ;

2. Le niveau des recettes qui serait mobilisé à fin 2020 se situerait à moins de 4 milliards $ américain contre 11 milliards prévus ;

3. Sur le marché des biens et services, il est observé un rythme élevé de l’inflation avec accélération du niveau général des prix depuis l’apparition de la Covid-19 en RDC et ses effets négatifs sur l’activité économique ;

4. Sur le marché de change, la monnaie nationale a perdu16% de sa valeur face au dollar américain entre les mois de mars et août 2020 ;

5. Quant aux réserves de change, elles poursuivent leur baisse dans un contexte d’instabilité macroéconomique ;

6. Plus de 80% des entreprises ont connu une baisse de 75% de leurs revenus ;

7. Toutes les entreprises directement concernées par les mesures prises par le gouvernement en vue de lutter contre la propagation de la Covid-19 ont été en cessation de paiement pendant toute la durée de ces mesures, enregistrant ainsi une perte sèche d’au moins 75% de leurs revenus annuels et ;

8. Seul 1%, d’entreprises reconait avoir bénéficié d’un soutien du gouvernement pendant cette période pour faire face aux effets négatifs de la Covid-19.

La FEC affirme que malgré ces constats amères, l’État ne semble pas vouloir réduire son train de vie en continuant à accroître ses dépenses.

Elle invite ainsi les présidents de deux chambres du Parlement à analyser avec objectivité, au cours de cette session parlementaire, les prévisions budgétaires qui seront présentées par le gouvernement en vue d’adopter un budget réaliste.

Pour Albert Yuma, il n’est pas normal que le gouvernement, en cette période de basse conjoncture économique, tombe dans l’erreur d’acculer les entreprises avec des contrôles fiscaux et parfiscaux intempestifs, parfois par des services non habilités, aux motifs de maximisation des recettes.

Il a, par ailleurs, salué la proposition du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi de créer une Autorité nationale des revenus, une sorte de guichet unique permettant le prélèvement des impôts, droits et taxes de toutes les régies financières.

Le président de la FEC a estimé que la dérogation de 100.000 tonnes de ciment de la République du Congo accordée par le ministère de commerce extérieur n’aboutira qu’à tuer  les industries locales et les emplois en RDC.

À l’en croire, la demande de la Sociétale Nationale des Assurances ( SONAS) de garder l’exclusivité dans certains secteurs tend à lui confèrer un monopole de fait dans un secteur libéralisé.

Tout en plaidant pour la diversification de l’économie congolaise, Albert Yuma a, avant de clore son propos, rassuré les autorités du pays de la détermination de son organisation à les accompagner dans la réussite de leurs missions.

7sur7.CD/acturdc.com

vous pourriez aussi aimer