RDC: Le PMVS et le FOSVI lancent des consultations populaires sur l’affaire RAM ce mardi

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Le Programme Multisectoriel de Vulgarisation et Sensibilisation (PMVS) et le Fonds pour le Soutien aux Victimes des Injustices Sociales (FOSVI) annoncent le lancement dès le mardi 07 septembre prochain, des consultations populaires sur l’ensemble du territoire national en vue de faire le point de la situation du Registre des Appareils Mobiles (RAM) qui défraie la chronique.

« Le PMVS a mené une campagne de sensibilisation dans 23 provinces du pays sachant que l’autorité de régulation pouvait prendre en considération nos propositions mais nous constatons le contraire. Sur ce, nous annonçons le lancement des consultations populaires sur l’étendue de la République, les points focaux de nos organisations prendront connaissance de toutes les plaintes des populations. Ces consultations populaires prendront 10 jours. Celles-ci vont nous permettre de nous prononcer sur les grandes actions de terrain à venir sur l’affaire relative à la taxe RAM », lit-on dans une déclaration signée par Ludovic Kalengay et Edmond Muepu respectivement coordonnateurs du PMVS et FOSVI. 

Au cours d’une interview accordée ce samedi 04 septembre 2021 à 7SUR7.CD, L. Kalengay, coordonnateur du PMVS, a affirmé que la quintessence de ces consultations populaires est de donner des informations sur le RAM aux populations congolaises ainsi que de recueillir leurs avis et leurs suggestions. 

À l’issue de ce travail de proximité, le PMVS et le FOSVI vont établir un cahier de charge qui sera soumis au ministre de tutelle, à l’autorité de régulation et à la présidence de la République.

« Sur terrain, nous allons consulter la population par proximité sur le RAM. La population a des questions à nous poser et nous, nous avons des informations sur le RAM. Nous allons auprès de la population pour leur transmettre les informations qui nous ont été fournies par les autorités parce que nous les avions approché par rapport à ce sujet précis. La population à son tour, a des questions à nous poser. Nous attendons à ce que la population puisse nous exprimer ses désidérata et ses propositions sur tout ce qui concerne le RAM. À la fin, nous allons élaborer un cahier de charges que nous allons déposer auprès du ministre des PT-NTIC, de l’ARTPC et à la présidence de la République. Nous n’allons pas nous mêler aux spéculations sur les réseaux sociaux. Ces consultations ne sont pas une campagne de sensibilisation. Ce sont les échanges que nous aurons avec la population pour leur donner les explications que nous avons reçues sur le RAM et recueillir leurs plaintes et suggestions qui vont nous permettre d’avoir une vue globale de cette redevance », a dit L. Kalengay. 

Pour éviter la grogne qui s’observe depuis un certain moment sur cette affaire, il a rappelé que depuis le mois de janvier plusieurs actions ont été menées par le PMVS afin de créer une interaction entre l’ARTPC et le peuple congolais dans le but d’expliquer « la taxe RAM qui était sans doute, une vision numérique qui pourrait aider le peuple congolais mais contournée par les ennemies du peuple ».

La création d’une usine des téléphones portables sur base de la rémunération RAM est notamment l’une des propositions faites par le PMVS. 

« Jusque-là, rien n’a été fait. Dans quelques semaines, le projet RAM totalisera une année, quel est le bilan ? En quoi ce projet a créé de l’emploi ? Dans quel secteur est affecté les deux premières phases ? En quoi le Wi-Fi dans les Universités à Kinshasa bénéficient aux habitants de nos provinces qui paient aussi le RAM ? Nous avons expliqué lors de nos entretiens que si chacun était même facturé à 1$, on peut engranger plus au moins 38 millions $ dont 15 millions $ peuvent être affectés à la création d’emplois et même à la création d’une usine de fabrication des téléphones qui produira au moins 3.500 téléphones par jour. Ce n’est pas impossible. Nous nous sommes référés au décret n°02/15 du 20 février 2012 fixant les modalités de calculs et le taux de revenu des prestations de l’autorité de régulation signé par le premier ministre pour convaincre nos populations. Mais où en sommes nous ? », a regretté L. Kalengay.

Le RAM est une taxe instaurée par l’autorité publique pour lutter contre les téléphones contrefaits et protéger les données téléphoniques des utilisateurs en cas de perte. Il est opérationnel depuis le 24 septembre dernier. L’enregistrement au RAM impose à chaque utilisateur de payer entre 1 à 7 $ selon la technologie du téléphone (2G, 3G, 4G etc). Cette taxe est, cependant, fustigée par certaines langues qui estiment qu’elle vient surcharger un peuple « pauvre ».

7sur7 via Acturdc.com

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