RDC : Kinshasa connaît une pénurie de carburant, les stocks ont fortement diminué, déplorent les pétroliers  

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Plusieurs stations-service ne vendent pas de carburant à Kinshasa. La crise couvait depuis une dizaine de jours. Certaines vendent à mi-temps, d’autres pas du tout. Les rares qui ont ouvert ce lundi matin ont connu une affluence inhabituelle: des longues files de véhicules étaient bien visibles et débordaient jusque dans les grandes artères. Selon les informations de ACTUALITE.CD, les pétroliers se montrent très prudents vis-à-vis du marché international. Ils affirment que les prix à l’importation ont sensiblement augmenté.

 

Généralement, les prix à la pompe sont négociés par les pétroliers et le gouvernement en tenant compte de divers paramètres. L’Etat, conscient du pouvoir d’achat et de la tension sociale, se montre toujours favorable à une gestion très prudente de la question. Ainsi, il s’engage à payer aux pétroliers ce qui est considéré comme manque à gagner dans la fixation du « prix social ». Les derniers paiements ont été faits récemment et concernent ce qui devait être payé le 30 juin 2021. 

« J’ai eu à faire face à une demande de paiement de 117 millions USD au titre du manque à gagner des pétroliers pour le deuxième trimestre de l’année passée. Après des discussions intenses avec la profession pétrolière et une révision de certains chiffres à la baisse, nous avons payé 56 millions USD mais il reste encore des demandes notamment pour le second semestre dont la certification n’est pas encore faite et puis pour l’année en cours”, avait indiqué aux députés nationaux, Nicola Kazadi, la semaine dernière.

Cette subvention pourra atteindre 400 millions USD pour l’année en cours afin de maintenir le prix des produits pétroliers stables.

Le parlement avait approuvé un budget de l’ordre de 80 millions USD pour 2022 au titre de la subvention pétrolière: « mais avec la hausse des prix en cours en faisant de simple projection nous pensons que nous pourrons arriver à 400 millions USD de subvention si nous voulons maintenir le prix à son niveau actuel », avait-il dit.

D’autres décaissements sont attendus, mais les dates ne sont pas encore connues. Contactés par ACTUALITE.CD, les pétroliers, eux, se montrent impatients et affirment que leurs stocks ont sensiblement diminué. Le tout dans un contexte marqué par la crise ukrainienne.

D’ailleurs, vendredi dernier, le prix du baril se situait autour de 100 dollars. Depuis le conflit russo-ukrainien, les pays producteurs ont tendance à limiter leur offre. La tension autour des produits pétroliers risque d’ailleurs de s’aggraver étant donné que parmi ces pays producteurs, il y en a un qui est véritablement partie prenante à la crise ukrainienne: La Russie est un mastodonte du secteur. Le pays de Poutine est le deuxième plus gros exportateurs du pétrole du monde, juste derrière l’Arabie saoudite. La Russie pèse également au sein  de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). L’organisation a d’ailleurs convenu la semaine dernière « d’ajuster à la hausse la production totale mensuelle de 432.000 barils par jour pour le mois de mai ».

actualite.cd

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