Pour prouver sa version des faits devant le Conseil de Sécurité de l’ONU : Le Gouvernement de la RDC recours à un travail de Kalev Mutond sur le M23

C’est une liste  de commandants du M23 ainsi que d’autres infiltrés rwandais   non éligibles à l’intégration dans les rangs des  FARDC établie en 2013 par M.   Kalev Mutond, Ancien Administrateur Général de l’ANR,   que le Gouvernement de la RD. Congo, par l’entremise de  l’Ambassadeur congolais à l’ONU, M. Gata Mavita wa Lufuta, a exhumée et  brandie devant le Conseil de Sécurité de l’Onu, le 29 juin dernier, à New York. Certes, le principe de la  continuité des services publics est consacré  en RD. Congo.   Mais, le fait de recourir à un travail réalisé par  cet Administrateur Général  de l’ANR honoraire,  démontre que, même s’il est encore  poursuivi et recherché jusqu’à ce jour,   il mérite, à la fois,  la reconnaissance de la nation congolaise ainsi qu’un procès équitable.   

La RDC dénonce l’infiltration rwandaise  

Devant le Conseil de sécurité mercredi 29 juin, l’ambassadeur congolais à l’ONU, Gata Mavita wa Lufuta estime que la faiblesse de l’armée congolaise est due au fait que l’armée est infiltrée. «Il y a des éléments dans notre armée qui travaillent pour un autre pays, à savoir le Rwanda », a-t-il argué.

Double jeu de la Communauté Internationale

Il dénonce le double jeu de la communauté internationale qui, d’elle-même,  demande à la RDC de dialoguer avec les terroristes du M23.  

Ainsi, par ce dialogue, le pays se trouve-t-il  dans l’obligation de répondre aux revendications des terroristes notamment,  la reconnaissance formelle des grades de ses militaires et policiers étrangers devant intégrer les forces de défense et de sécurité (Force Armés de la RDC) et la PNC (Police Nationale Congolais). Alors que  ces terroristes n’ont jamais suivi  une formation militaire et ne sont même pas qualifiés à prester, selon ces grades,  entre autres, Général, Colonel, Major,  pour ne citer que cela.

Mais, ce n’est pas tout. Le renforcement du débat démocratique et de participation à la vie nationale, ce qui permettra au M23 de s’engager « à se transformer en parti politique »,  tout en se réservant « le droit de changer de dénomination ».

Visées du M23 dévoilées  

Dans le projet d’accord rendu public par Afrikarabia, les revendications du M23 portaient sur les matières,  ci-après : « décentralisation », « retenue à la source des 40 % des recettes budgétaires », « création des nouvelles provinces », « organisation des élections provinciales, urbaines, municipales et locales », « adhésion à East African Community », « relance de la Gepgl », « proclamation du Nord et du Sud-Kivu comme zones sinistrées donnant droit successivement à un statut administratif particulier, à un plan de développement spécial, à une large autonomie fiscale et financière, à un concept opérationnel particulier pour sa sécurisation, à un programme spécifique de sécurisation pour la concrétisation des différents Accords régionaux ».

Déjà, le Général Richard  Kasonga, porte-parole des FARDC,  a révélé que l’armée est en train de travailler à travers une structure spécialisée en son sein pour détecter tous les militaires étrangers,  en l’occurrence,  rwandais, qui auraient infiltré les rangs  des FARDC.

«Le brassage et le mixage au sein de notre armée est une période qui a créé beaucoup de suspicions. Il y a toute une structure en charge de l’identification au sein de notre armée qui est en train de travailler pour détecter s’il y a des militaires Rwandais qui ont infiltré notre armée », avait-il  indiqué,  lors du briefing conjoint entre le gouvernement congolais, la police et l’armée, du lundi 30 mai dernier.

Or, Jusqu’ici, Kinshasa considère le M23 comme un groupe terroriste et écarte, en même temps,  toute éventualité  de négociation avec lui.

Va-t-il reconsidérer sa ferme décision avec les multiples appels de cette communauté internationale ? Et, pourtant, c’est ce qu’espère  le M23.

Acturdc.com