Porte-parole du gouvernement : va-t-on revoir Mende ?

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Lambert Mende n’a rien perdu de son panache. L’ancien porte-parole du précédent régime et ancien ministre de médias garde bien sa verve, toujours déconcertante. Invité dans une émission qu’anime Christian Lusakueno, patron de la Radio Top Congo, cet originaire du Sankuru saisit à nouveau l’occasion pour faire montre de sa fibre patriotique.   Mende se dit très disposé à accomplir la même tache -de porte-parole-  si son bosse, Joseph Kabila et le Président Félix Tshisekedi décident ainsi.

« Les gens ont le droit d’exprimer leurs points de vue. Je voudrai qu’ils s’adressent à la bonne cible, le FCC,  à laquelle j’appartiens et j’obéirai toujours. Personne n’est irremplaçable. Il est possible de remplacer les valeurs par d’autres valeurs. Pour ce groupe des gens, il estime probablement que je suis indispensable. C’est au Président Kabila et au président Félix Tshisekedi de répondre à leur requête. Entendre cela c’est la preuve que l’expérience compte.  Nous avons quand-même accumulé une certaine expérience dans la manière de communiquer les points de vue d’un gouvernement », dit-il.

Quant aux critique faites contre son prédécesseur, Jolino Makele, Lambert Mende pense que celui-ci serait victime d’une petite guéguerre qui mine la coalition au pouvoir. « Il est possible que mon ami soit victime de cette petite guéguerre qui mine le CACH et FCC. C’est un ami. Je respecte ses compétences. Je comprends qu’il puisse avoir des personnes qu’ils ne l’apprécient pas au sein de leur propre famille politique. Je n’ai vraiment pas des conseils à donner à Jolino. Il fait correctement ses comptes rendus chaque vendredi »

Et d’ajouter : « C’est une question de style. Je considère le porte-parolat plus globale que peut être que lui ne le considère. Chacun a sa façon de percevoir les choses. Il y en a qui appréciaient cela. De mon temps, il y en a ceux qui estimaient que j’intervenais à propos de tout et de rien. J’étais critiqué pour cela.   Aujourd’hui, on critique Jolino. Ainsi va le vaste monde. Je ne changerai pas en fonction de ce que l’on dira de moi. Je travaille en fonction de mes propres convictions et de la vision que j’ai du travail que me confie les Chefs ».

Et de conclure : « J’ai fait des choses non pas pour Joseph Kabila, mais pour la République démocratique. Joseph Kabila me laissait faire. J’ai reçu trop de coups. Il m’a fallu faire appel à beaucoup de courage pour résister à ces coups qui m’ont été portés parce que j’étais à un moment donné assimilé à tout un régime dont je n’étais pas le chef. C’est une situation extrêmement inconfortable »

Acturdc.com

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