Opérations conjointes FARDC-UPDF: « Nous n’avons pas suffisamment aujourd’hui d’informations sur des manquements sur le terrain, à l’exception de l’occupation de quelques écoles » (ONU)

Abdoul Aziz Thioye, Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) était devant la presse mercredi à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse de la mission onusienne en RDC. Comme il pouvait s’y attendre, parmi les questions qui lui ont été posées, il y avait celle relative aux opérations militaires FARDC-UPDF dans l’Est de la RDC. Elle était axée sur les droits de l’homme. 

« Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme apprécie la référence faite par les autorités congolaises et ougandaises de ce que les opérations militaires en cours vont se dérouler conformément au droit international des droits de l’homme et au droit international humanitaire. Je pense que c’est extrêmement important. C’est une mention qui est très très importante parce qu’évidemment, il y a des inquiétudes de ce point de vue-là », a t-il dit d’emblée.

Les opérations lancées le 30 novembre se font en profondeur et non dans les zones habitées, affirment les deux forces. Cependant,  quelques remarque sont faites par l’ONU.

« Nous n’avons pas suffisamment aujourd’hui d’informations sur des manquements sur le terrain, à l’exception de l’occupation de quelques écoles que nous avons relevée et que nous avons portée à l’attention des autorités. Mais concrètement, sur le terrain, nous continuons à collecter les informations, à les suivre », a déclaré Abdoul Aziz Thioye.

Cependant, une fenêtre de discussion est toujours ouvertes: « Nous avons un espace de dialogue et de discussion avec les autorités congolaises qui sont nos interlocuteurs de ce point de vue-là, et nous ne manquerons pas de mettre en lumière devant les autorités à chaque fois qu’il y aura des manquements qui seront notés sur la conduite des opérations, comme nous l’avons toujours fait »./actualité.cd

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