Moïse Katumbi : entre le peuple et l’Union Sacrée

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Dans un cadre politique émaillé de beaucoup de coups froids, le président de l’Ensemble pour la République se doit de choisir entre le peuple et l’Union Sacrée. Connaissant clairement la position politique de ses acolytes, une simple erreur d’analyse enverrai le Charman en retraite politique anticipée. Le suspense de l’annonce de la décision de son parti serait l’objet d’une profonde méditation quand nous savons tous que l’ancien gouverneur avait annoncé avant l’entérinement des membres de la CENI qu’il avait placé une ligne rouge que Félix Tshisekedi ne devait pas se permettre de franchir.

Pour Jean Claude Katende, défenseur des droits de l’homme, Moïse Katumbi serait face à son destin. Ses proches ne m’accompagnerait jamais s’il se décidait de quitter le navire gouvernemental alors qu’il perdrait la confiance du souverain primaire s’il se décidait de garder ses acolytes dans l’Union Sacrée de la Nation. Entre solitude et chaleur humaine, le président du TP Mazembe se doit de faire minutieusement son choix.

«Moïse Katumbi est face à sa survie et sa mort politique. S’il quitte l’USD, ses membres qui aiment les postes et l’argent vont le quitter. S’il reste c’est sa crédibilité qui sera mise en cause : il ne sait pas tenir sa parole, il est comme tout le monde», a écrit Jean Claude Katende sur son compte Twitter.

Il convient de retenir que les partenaires de l’Union Sacrée attendent impatiemment la décision finale de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi. Après les consultations à Kinshasa avec les éléments majeurs de la structure gouvernementale et en interne de son parti à Lubumbashi, l’ancien président de l’exécutif provincial du Katanga annoncera sa décision dans les prochains jours. Selon une source proche de la Radio France Internationale (RFI), Moïse Katumbi aurait décidé de rester dans l’Union Sacrée de la Nation et soutiendra le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Dénis Kadima.

Après les consultations en interne, le parti Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Mbemba avait soutenu la décision du président Félix Tshisekedi d’investir Denis Kadima. L’ancien vice-président de la République Démocratique du Congo a fait savoir qu’il était temps d’aller en avant en instituant des institutions capables d’accomplir leurs missions et que la présence d’un membre actif d’un parti politique au sein d’une équipe ne garantit en rien la réussite de son camarade du parti lors des élections.

Gaël Hombo/acturdc.com

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