[MOBILE BANKING EN RDC, UNE DOUBLE ESCROQUERIE ET UN CASSE-TÊTE POUR LA POPULATION CONGOLAISE][Tribune de Jean Bosco Ngodja]

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Certaines opérations financières, initiées au travers les téléphones mobiles, sont, en toute impunité, doublement facturées notamment celle de « « transfert de fonds ». L’émetteur et le récepteur sont facturés aussi bien à l’envoi qu’au retrait, parfois à des taux exorbitants. Ce c’est qui justifie certains questionnements des congolais qui, comparativement aux pratiques courantes et acceptables des messageries financières (WU, MoneyCram, …), voient d’un mauvais œil cette nouvelle escroquerie des sociétés des télécommunications.

  • Tu déposes ou tu envoies de l’argent à une personne via mobile money
  • Tu paies le frais d’envoi
  • Celui qui reçoit, un pourcentage est retenu à la source lors du retrait
  • A part ce pourcentage, il faut aussi payer à la cabine une somme, ça dépend de la somme qu’on retire. C’est un vol systématique.

Alors que sous d’autres cieux, le mobile banking constitue une stratégie de taille de l’inclusion financière afin de permettre à toute personne d’avoir accès aux services financiers de base qui sont nécessaires au quotidien (un compte bancaire, des moyens de paiement adaptés, un accès au crédit pour réaliser des petits projets d’insertion), en RDC, certaines pratiques des sociétés de télécommunications découragent dangereusement la population dans ce processus périlleux d’inclusion financière.

C’est pourquoi, le gouvernement, par le canal de son ministre sectoriel et la Banque Centrale du Congo(BCC), doit prendre conscience sur le fait qu’en plus des banques traditionnelles, les microfinances, …, la RDC présente un « potentiel d’inclusion financière du mobile banking » énorme et peut constituer un des moyens efficaces pour la promotion de l’inclusion financière, comme cela se fait ailleurs. Tout congolais, utilisant les services qu’offrent ces sociétés, doit se sentir protéger par son gouvernement. Il ne doit pas avoir l’impression d’une complicité appauvrissante entre le gouvernement et ces sociétés des télécommunications dans un seul but de le rançonner davantage.

Que ces sociétés des télécommunications intègrent le fait qu’en plus de la recherche acharnée du lucre, l’aspect social doit être mis en avant dans leur responsabilité Sociétale de l’Entreprise qui les obligerait de s’investir dans des solutions qui soient en phase avec l’amélioration du bien-être des populations dans des pays où elles réalisent leurs bénéfices.
Le développement social, c’est investir dans et pour la population. PAS LE CONTRAIRE !

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