Jacques Tshimbombo : FCC-CACH doit se métamorphosé

‘’L’alternance pacifique du pouvoir est un acquis qui est intégré par la majorité des Congolais. Il est un devoir pour chacune et chacun de la préserver. Que le FCC et le CACH marchent et fonctionnent en tandem pour l’intérêt général. La RDC a un bel avenir’’, déclare Jacques Tshimbombo Mukuna, Sénateur Honoraire.   Pour lui, le FCC a intérêt à se départir de son attitude au risque de faire basculer le pays vers une crise similaire dont il devra assumer toutes les conséquences néfastes.

Ainsi, selon lui, le  peuple congolais  n’a pas besoin de connaître à nouveau une expérience aussi douloureuse. Voilà pourquoi, il recommande que le FCC puisse  renoncer à son exigence d’abrogation des ordonnances prises par le Président de la République qu’il  déclare nulles et de nul effet.  Car, à son  avis, ‘’cette exigence est non négociable. Annuler les ordonnances présidentielles en question reviendrait à ôter tout le prestige et toute la sacralité à la fonction présidentielle, ainsi que tout crédit à la personne du Chef de l’Etat. Aux juristes instrumentalisés qui appellent à la mise en accusation du Président de la République, je voudrais dire qu’ils jouent avec le feu. Je les invite à mesurer leur lourde responsabilité devant la Nation et à cesser d’exposer le pays à l’implosion’’.  Dans sa tribune de réflexion, ci-dessous, Jacques Tshimbombo  revient sur les dernières péripéties des relations tendues au sein de la coalition FCC-CACH et puis,  il en  tire tout  un florilège de leçons  morales dont les acteurs de la coalition ont, certainement, besoin pour continuer à gérer,  dans la sérénité, la paix,  la concorde ou   la cohésion,  la RD. Congo.

 

Nécessité  d’une métamorphose de la coalition Cach-FCC pour l’intérêt du pays

Expérience inédite en RDC, la coalition CACH-FCC reste marquée par des déchirures internes interminables. Les décisions de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, sont systématiquement contestées par ses partenaires du FCC au point que certains esprits en ont ras-le- bol et n’hésitent plus à prôner la rupture de l’alliance.

Au départ, plateformes électorales, le CACH et le FCC ont été condamnés à s’allier à la faveur du verdict populaire à la présidentielle et aux législatives nationales de décembre 2018, lequel donna la présidence de la république à l’un et la majorité parlementaire à l’autre. Coalisés, les deux partenaires étaient supposés regarder désormais dans la même direction et se ranger derrière la première institution du pays, le Président de la République, Chef naturel de la coalition.

Hélas ! Après plusieurs mois d’existence, la coalition est loin d’incarner cette posture. Le climat reste toujours tendu entre les alliés. Les nominations dans les entreprises publiques, la petite territoriale et dans la diplomatie en subissent le contrecoup. Du coup, la vitesse du changement attendu par le peuple est ralentie. Le pays devient exposé aux éventuelles tempêtes politiques, économiques et sociales.  Et pour cause essentielle ? La coalition est un monstre bicéphale. La préséance qui revient au premier d’entre les partenaires ne Lui est pas reconnue par le camp allié.

Faut-il pour autant asséner un coup fatal à la coalition ?  Tel n’est, ni l’avis de ses deux autorités morales, ni celui des sages de notre pays. Les intérêts de la Nation commandent de mettre la coalition à l’abri de la déflagration.

Pour y arriver, il me semble nécessaire que soit opérée une métamorphose de la coalition. Il faut une convergence des intérêts de deux Regroupements politiques partenaires. Les coalisés doivent partir d’une vision critique de l’alliance pour lui assigner de nouveaux objectifs, redéfinir de nouvelles méthodes de travail et de procédures de prise de décisions, ainsi que de mise en œuvre et de suivi des mesures arrêtées.

En particulier, le FCC doit passer d’une attitude de condescendance, de scepticisme, de sectarisme, de méfiance, de critique virulente et de désaffection à l’égard du Président de la République, Chef de l’Etat, à une attitude de soutien massif et systématique à Sa personne et à Son action politique. Le FCC se doit de reconnaitre le Président de la République comme le leader naturel de la coalition au pouvoir.

Concernant le partage des postes, peut-on comprendre qu’après avoir obtenu la part belle au Gouvernement de la République, le FCC puisse réclamer l’identique dans les entreprises publiques, la diplomatie et la territoriale ? Finalement, qui répondra devant le peuple en 2023, si ce n’est le Président de la République ? Je conseille au FCC de se montrer moins glouton.

Cela me semble être la condition sine qua non de survie, de durabilité et d’efficacité de la coalition.

En matière de la gouvernance du pays, je salue le fait que la boussole pour le Président de la République, a toujours demeuré la Constitution et les lois de la République, contrairement aux allégations mensongères distillées par certains de ses partenaires. Il importe que le Chef de l’Etat maintienne absolument ce cap. L’Accord conclu entre le CACH et le FCC ne peut servir d’aucune manière de guide à Sa gouvernance du pays comme veulent L’y contraindre certains apparatchiks du FCC qui tiennent à recouvrer leurs privilèges en 2023.

En s’installant dans sa posture actuelle, le FCC fait courir au pays le risque de revivre la crise connue en 1960 entre le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba, majoritaire au parlement et le Président de la République Joseph Kasa-Vubu, minoritaire dans cette Institution. Bien que disposant de la majorité parlementaire, le Premier Ministre n’avait pas réussi à faire tomber le Président de la République. C’est le contraire qui s’était produit. Leçon morale : il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir du Président de la République, Chef de l’État.

Le FCC a intérêt à se départir de son attitude au risque de faire basculer le pays vers une crise similaire dont il devra assumer toutes les conséquences néfastes.

Notre peuple n’a pas besoin de connaître à nouveau une expérience aussi douloureuse. Le FCC doit renoncer à son exigence d’abrogation des ordonnances prises par le Président de la République qu’ils déclarent nulles et de nul effet.  A mon humble avis, cette exigence est non négociable. Annuler les ordonnances présidentielles en question reviendrait à ôter tout le prestige et toute la sacralité à la fonction présidentielle, ainsi que tout crédit à la personne du Chef de l’Etat.

Aux juristes instrumentalisés qui appellent à la mise en accusation du Président de la République, je voudrais dire qu’ils jouent avec le feu. Je les invite à mesurer leur lourde responsabilité devant la Nation et à cesser d’exposer le pays à l’implosion.

Je termine mon propos en rappelant que l’alternance pacifique du pouvoir est un acquis qui est intégré par la majorité des Congolais. Il est un devoir pour chacune et chacun de la préserver. Que le FCC et le CACH marchent et fonctionnent en tandem pour l’intérêt général. La RDC a un bel avenir.

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