Haut-Katanga : Vive tension entre des chauffeurs zambiens et congolais à la frontière de Kasumbalesa

Une vive tension a été observée entre des chauffeurs zambiens et congolais à la frontières de Kasumbalesa, située à 90 kilomètres de Lubumbashi (Haut-Katanga), la matinée de ce mercredi 05 octobre 2022.

Jean-Claude Nsapo, président de l’Union nationale pour la protection des camionneurs qui a confirmé cette nouvelle à 7SUR7.CD, indique que le décès, il y a quelque jours, d’un chauffeur zambien sur le sol congolais est à la base de cette situation.

Selon lui, ce conducteur de camion poids lourds a été retrouvé mort à bord de son véhicule au côté des médicaments qu’il prenait. Il n’a pas été tué, d’après les premières enquêtes comme le disent ses collègues chauffeurs, renseigne-t-il.

« En fait, il y a la grève zambienne. Les chauffeurs zambiens se sont levés et ne veulent plus ouvrir la frontière. Ce sont eux qui bloquent la frontière. Il y avait un chauffeur qui était décédé, mort de sa maladie; pas qu’on l’avait tué. Ce monsieur a été trouvé à bord de son véhicule bien assis sur son volant mais mort. Mais, on a remarqué qu’il y avait des médicaments à côté de lui qu’il consommait. Peut-être, il a fait le surdosage, on ne sait jamais. Alors, les siens disent qu’on l’a tabassé par les congolais. C’est ce qui est à la base de cette situation ce matin », a-t-il déclaré au téléphone de 7SUR7.CD.

Cette situation est à la base de la fermeture momentanée de la frontière de Kasumbalesa. André Kampampa, maire de cette entité a réuni au niveau du couloir piétonnier, tous les commerçants pour les calmer enfin d’attendre les pourparlers des autorités congolaises et zambiennes.

« Au moment où je parle, le président de la République, Félix Tshisekedi, est le président de la SADEC. Alors ne lui faisons pas la honte. Ne suivons pas les agitations de nos voisins. Donnons nous l’occasion pour aller parler avec les zambiens chez eux. On va signer des documents avec eux d’ici peu. Rentrez dans vos maisons et ne jetez pas de pierres. C’est lorsqu’il y aura la paix que la frontière sera rouverte », a-t-il souhaité.

Les chauffeurs zambiens ont profité cette occasion pour réclamer la levée aussi de certaines barrières urbaines instaurées par les différents maires des villes du Haut-Katanga et du Lualaba. Une situation qui risque de voir les produits de première nécessité dont la farine, les produits frais et autres prendre de l’ascenseur, estime à 7SUR7.CD, Clément Mitonga du cadre de concertation de la société civile de Kasumbalesa./7sur7.cd