Halte au tribalisme : Le ras-le-bol de Patrick Muyaya contre certains intellectuels Kinois

Kinshasa, 27 décembre 2021- Le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya accuse une catégorie des intellectuels se trouvant dans la Capitale Kinshasa cherchant inévitablement à exacerber la tension sur la question du tribalisme avec tout risque que cela comporte.

Réagissant sur les propos Luba, “Mashi amu menu”, traduisez “vous êtes mon sang”, utilisés par le Chef de l’Etat à Mbuji-mayi dans le cadre de sa tournée dans le grand Kasaï, Patrick Muyaya invite la classe politique à placer ces propos dans leur contexte.

“Il était dans son droit d’utiliser les formules qu’offrent la belle langue Tshiluba pour qu’il puisse s’expliquer et qu’il soit mieux compris. Il faut situer ses propos dans son contexte parce que ceux qui veulent le ramener en disant que lui c’est le sang de là-bas, mais le président de la République n’a-t-il pas dit qu’il était prêt à donner sa vie pour que la paix revienne dans le Kivu. Le plus long séjour du président de la République à l’intérieur du pays n’est-ce pas dans le Kivu ? Est-ce que vraiment vous allez sortir une expression consacrée dans une de nos langues dite dans un contexte précis pour aller dans des conclusions, nous ne sommes pas ses frères. Est-ce qu’il y a meilleure preuve de fraternité par exemple pour nos compatriotes de Goma que de voir le président s’installer pendant autant de temps ?”, a réagi le porte-parole du gouvernement.

Après ce recadrage, le ministre de la communication et médias a estimé qu’il serait utile que “chaque congolais apprenne nos 4 langues nationales”. A l’en croire, cela contribuera à bannir le démon du tribalisme.

“Nous devons commencer à bannir tous ces démons du tribalisme parce que fort malheureusement, ceux qui l’utilisent ce ne sont pas les populations de Kasumbalesa ou de Budjala ou de Bongandanga, ce sont des intellectuels à Kinshasa qui sont les premiers propagateurs du tribalisme. Ils veulent exacerber une question que l’on sait sensible, simplement pour nuire”, regrette-t-il.

Ce faisant, il a fait savoir que ces propos utilisés par le chef de l’État étaient dans l’intention de s’amender, de porter le poids de toute la province et de rassurer cette population que les choses seront faites comme elles se font partout.

depeche.cd

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