Guerre à l’Est : un silence qui frise la complicité

Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo connaît un calme identique à celui du cimetière alors que les atrocités continuent à s’exécuter à l’Est de la nation. En effet, le calme apparent que connaît le pays est donc un tissu de mensonges d’autant plus que Bunagana et les autres localités avoisinantes continuent à être sous l’emprise du Mouvement du 23 Mars (M23). L’hymne de la libération jadis chantée par la population congolaise a laissé place à un espoir déséchafaudé au regard de l’insouciance notoire de la classe dirigeante.

Dans une déclaration faite sur Twitter ce lundi 22 août 2022, Noël Tshiani déclarait : «Il règne un calme inquiétant en RDC alors que Bunagana et d’autres territoires à l’Est de la RDC restent occupés par les Rwandais. Le Secraitaire d’État américain Antony Blinken est passé par Kinshasa et Kigali. Quelle est la suite de ses discussions quant au retrait des Rwandais du M23 de la RDC?». Les vraies questions se posent mais personne pour y répondre. Les attentes se multiplient considérablement mais sans succès évident au regard de la gravité de la situation dans cette zone du sang.

Le silence glacial du gouvernement congolais est également dénoncé par la société civile de Rutshuru. En fait, « cette dite société s’étonne que le gouvernement congolais se revête d’une posture insouciante alors que le citoyen primaire se vide de son sang chaque seconde qui passe, ndlr ». Dans un contexte d’insécurité est criante comme c’est le cas en RDC, indique cette institution, l’État congolais devrait prendre en main propre ses responsabilités entant que père pour protéger sa population.

D’ailleurs Kin-Kiey Mulumba a aussi pointé du doigt l’exécutif congolais en dénonçant l’inactivité des autorités congolaises 80 jours après l’occupation de Bunagana. «Aujourd’hui dimanche 21 août 2022, 80 jours environ depuis que Bunagana est sous contrôle des armées étrangères du M23. Que fait notre armée ? Que fait le pays, notre Congo ? Que faisons-nous, congolais ?», s’interrogeait-il.

Gaël Hombo/acturdc.com