Elections en République Démocratique du Congo : Analyse de la détermination de la CENI face à la vigilance des observateurs.

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Dans les coulisses politiques de Kinshasa, les tensions montent. La date des élections générales, fixée au 23 décembre 2023, est maintenant gravée dans le marbre par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le gouvernement. Mais côté opposition, c’est la grogne. Entre jeux de pouvoir et ambitions de transparence, la RDC danse au rythme des préparatifs électoraux.

Plusieurs figures notables de l’opposition, comme Moise Katumbi et Martin Fayulu, insistent sur la nécessité de revoir le fichier électoral. Toutefois, ils se heurtent à la détermination sans faille de la CENI, rendant la démarche complexe. Face à cette impasse, c’est vers la société civile que se tournent les regards, dans l’espoir qu’elle puisse contribuer à l’établissement d’une transparence électorale. La participation des bailleurs internationaux à cet effort est également espérée.

Un des acteurs centraux de la surveillance électorale reste les confessions religieuses. À l’instar des élections de 2018, elles s’apprêtent à jouer un rôle déterminant dans le bon déroulement du vote. En effet, la mission d’observation électorale des églises catholique et protestantes envisage d’envoyer sur le terrain un nombre significatif d’observateurs, potentiellement 30 000, le jour J.

Cyril Ebotoko, membre influent de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Congo, clarifie la démarche sur ACTUALITE.CD : « L’objectif est d’avoir un observateur dans chaque bureau de vote. Il sera en charge de suivre le bon déroulement des opérations dans un bureau donné, tout en s’assurant de collecter les résultats de tous les autres bureaux avoisinants. » Ce projet est soutenu financièrement par des institutions internationales telles que l’USAID et le gouvernement du Royaume-Uni.

Un autre groupe d’observateurs, provenant du milieu associatif local, est actuellement en formation. L’Union européenne apporte son soutien à cette initiative. Sur ACTUALITE.CD, Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de l’UE en RDC, détaille leur implication : « Notre soutien se fera à travers le financement d’une cinquantaine de milliers d’observateurs nationaux. Cependant, la décision finale concernant le déploiement d’une mission d’observation propre à l’UE sera tranchée en septembre. »

Ainsi, alors que l’échéance électorale approche, le défi majeur pour la RDC est de rassurer l’ensemble des acteurs politiques et la société civile sur la crédibilité et la transparence du vote. Les prochains mois seront déterminants.

/actualité.cd

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