Élections 2023: Ensemble pour la République dit « non au vote électronique »

Le parti politique Ensemble pour la République de Moïse Katumbi Tchapwe réaffirme son désaccord quant à la nouvelle loi électorale récemment voté par le parlement congolais.

Selon le porte-parole du Président de ce parti, Olivier Kamitatu, Le projet de loi électorale ouvre grande la porte à une fraude électorale massive. À l’en croire, un certain nombre des dispositions de la nouvelle loi électorale sont clairement de nature à encourager une fraude massive lors des prochaines échéances électorales.

« Hier, c’était au sujet de la désignation des membres de la Cour constitutionnelle et puis de ceux de la CENI. Aujourd’hui, c’est dans l’adoption de la proposition de loi électorale. Parmi les dispositions de cette proposition de loi électorale, un certain nombre d’entre elles sont clairement de nature à encourager une fraude massive. Il s’agit notamment des dispositions qui organisent le vote électronique. La volonté du législateur d’imposer le vote électronique aux prochaines élections ne fait aucun doute, ceci d’autant plus que l’article 237 de la loi électorale de 2015 qui dispose que le mode de vote électronique, ne peut être appliqué pour les élections en cours a été purement et simplement supprimé », a expliqué M. Kamitatu dans une vidéo.

Il dénonce une volonté de flouer l’opinion à travers le maintien d’une “contradiction en donnant une fois de plus à la CENI le pouvoir d’arbitrer unilatéralement le moment venu”

« En effet, dans un de ces alinéas, l’article 47 dispose que le vote électronique est dématérialisé et virtuel, donc sans papiers ni bulletin de vote. Étant dématérialisés et virtuels, par quel tour de magie le vote électronique pourrait jamais donner lieu à une compilation matérielle des résultats. Comment les résultats compilés manuellement pourraient-ils l’emporter sur les résultats électroniques puisque ces résultats manuels n’existent pas dans un vote électronique », s’interroge-t-il.

Rappelons que l’assemblée nationale et le sénat ont déjà adopté en des termes différents la proposition de la loi électorale présentée le groupe parlementaire “G13”.