D’ORES ET DÉJÀ, LE PARTI DU DIRCAB DE FATSHI…

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D’ores et déjà, le parti du dircab de Fatshi appelle son partenaire à la retenue, au respect mutuel et prévient qu’il a les moyens de la réplique.

Pas facile d’être en ce moment, membre de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et avaler toutes les attaques, via les réseaux sociaux, contre Vital Kamerhe, président national du parti. Selon Gabin Lulendo, porte-parole de cette formation politique, le directeur de cabinet du Président de la République Félix Tshisekedi, est depuis quelques jours l’objet d’une «cabale» teintée de propos injurieux des internautes se considérant combattants du parti présidentiel, Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

S’exprimant hier mercredi sur Top Congo FM, Gabin Lulendo, exacerbé par des piques contre Vital Kamerhe, hausse le ton et invite leurs partenaires de l’Udps à la retenue et au respect mutuel. Selon ce cadre de l’Unc, le silence du parti observé jusqu’à ce jour, est loin d’être considéré comme un aveu d’impuissance ou de faiblesse.

Loin s’en faut ! «Au cas où les auteurs de cette campagne n’arrêtaient pas de vilipender le président national de notre parti, nous avons les moyens de la réplique», prévient le porte-voix dudit parti.
Toutefois, l’Unc affirme avoir déjà alerté les hiérarques de l’Udps, son allié politique, afin de sensibiliser sa base et l’amener à abandonner ce combat. «C’en est trop», gronde Gabin Lulendo.

A la question de savoir si le parti de Viatl Kamerhe a été officiellement saisi de la demande de rupture du partenariat Udps – Unc, maintes fois exprimée par la base du parti présidentiel, Gabin Lulendo a déclaré tout ignorer. «Nous n’avons aucun document de notre partenaire, dans le sens de rompre l’alliance avec nous. Mais au cas ce serait le cas, nous y réserverons une réplique appropriée», promet Gabin Lulendo.

L’AFFAIBLISSEMENT DE KAMERHE : QUEL DIVIDENDE POUR FELIX TSHISEKEDI?

Doit-on vite penser à une guerre des alliés ? Peut-être pas encore. Toutefois, des analystes alertes anticipent pour dire que la guéguerre actuelle qui ne dit pas son nom, entre l’Udps et l’Unc, par les lieutenants des deux partenaires interposés, semble déjà planter le décor de ce que personne n’aurait souhaité. C’est-à-dire plonger la RD Congo dans un nouveau cycle de conflit? Une impasse politique qui serait alors de trop. On espère qu’on n’en arrivera pas là.
Mais en attendant, des observateurs sont unanimes que du côté de l’Udps, la base travaille dans le sens d’affaiblir Vital Kamerhe. Sinon, amener le Chef de l’Etat à tenir son directeur de cabinet en dehors des institutions du pays.

Bref, sceller le divorce entre les deux partenaires, signataires de l’Accord de Naïrobi. Ignorant manifestement les ressorts dudit accord, les bases des deux partis alliés se contentent des conjectures.
Sans rentrer dans cette guéguerre Udps -Unc et qui n’a rien à envier à une scène de ménage dans un couple recomposé, une question de bon sens s’invite néanmoins au débat. Celle de savoir ce que gagnerait Félix Tshisekedi qui a déjà Martin Fayulu sur son dos, s’il y ajoutait Vital Kamerhe.

A priori, d’aucuns pensent que l’affaiblissement politique du leader de l’Unc ne serait pas du tout dans l’intérêt de son allié Félix Tshisekedi. Le grand piège dans lequel se font prendre la plupart des membres des partis de l’opposition ou du pouvoir, est de penser (à tort ?) que Kinshasa est la République démocratique du Congo. Bien pire. On a tendance à lire les rapports de force à l’aune de la physionomie politique de la capitale, au point de soutenir que tel acteur politique est plus fort que tel autre. Comme si les Congolais de l’arrière-pays ne méritaient pas d’être pris en compte.
Quoique l’on dise, Kinshasa n’est pas le Congo.

Et, les trois cycles électoraux organisés au pays depuis 2006, ont su démontrer que le vote en RD Congo est essentiellement provincial. Pour ne pas dire qu’il est tribal et ethnique. Partant de cette expérience de l’histoire récente des élections au pays, des observateurs postulent de plus en plus, que le fait de vouloir à tout prix, affaiblir politiquement Vital Kamerhe, c’est alanguir à terme, la personne qu’on croit servir ou aider.

MAUVAIS SIGNAL AUX INVESTISSEURS POTENTIELS?

Déjà, on a un premier conflit latent entre le FCC et CACH, deux plateformes de la coalition au pouvoir. S’il faut avoir, en plus de cette mésentente, un autre clash cette fois-ci entre deux partis politiques majeurs alliés (UDPS-UNC) au pouvoir, la voie d’une crise se trouve désormais balisée.
Quelles que soient les raisons que pourraient évoquer ceux qui travaillent à visage découvert dans ce sens, la stabilité du pays doit passer avant tout calcul politicien. Au nom de cet équilibre souhaité en interne, on ne doit pas, par conséquent, aller d’un conflit à un autre. Au moment où Félix Tshisekedi se bat lui-même à vendre la carte postale de la RD Congo en dehors des frontières nationales, cette cacophonie ambiante risque d’être perçue comme un très mauvais signal que les mêmes acteurs politiques envoient aux détenteurs des capitaux qui seraient prêts à venir investir au pays.
Pour la petite histoire, la «campagne» contre Vital Kamerhe tire ses origines de la gestion de fonds décaissés pour la réalisation de certains ouvrages, retenus dans le cadre du programme d’urgence des 100 jours du Président Félix Tshisekedi, officiellement lancé depuis le 2 mars 2019. Des combattants de l’Udps accusent le directeur de cabinet du chef de l’Etat de détournement desdits fonds, avec comme conséquence, d’après eux, le ralentissement des travaux. Ce qui expose Félix Tshisekedi à l’irritation de ses compatriotes. Notamment, ceux de la capitale.

acturdc.com

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