Cour Constitutionnelle : Félix Tshisekedi, je prends la main

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Le départ acté du président de la Cour Constitutionnelle, Benoît Lwamba sème une véritable panique. Proche du Front Commun pour le Congo, plate-forme dont Joseph Kabila est autorité morale, Benoît Lwamba était alors le dirigeant de la plus haute institution judiciaire du pays. Depuis son avènement au pouvoir, Félix Tshisekedi n’a jamais été loin d’une destitution. Son partenaire, Joseph Kabila contrôle la Cour Constitutionnelle et le parlement.

En février 2020, Félix Tshisekedi a procédé à des nouvelles mises en place au sein de la magistrature. Ces actions ont traduit de la volonté du chef de l’État d’avoir une main mise sur une institution toute acquise par son prédécesseur, Joseph Kabila qui s’est assuré d’ériger des barrières pour sa sécurité dont la loi portant statut des anciens président, une loi taillée sur mesure.

2023, c’est bientôt ! Les élections approchent à grand pas. Les deux partenaires, ennemis intimes ne sont pas prêts à se faire de concessions pour les échéances électorales à venir. Le Front Commun pour le Congo tient son emprise sur la haute cour, ¾ de ses membres sont acquis à Joseph Kabila et leur mandat court jusqu’aux prochaines élections. La Cour Constitutionnelle devient une institution au cœur des grands enjeux.

La haute cour est composée de 9 membres dont 3 désignés par le président de la République, 3 viennent du parlement réuni en congrès et 3 autres de la magistrature. Ça se trouve que le Front Commun pour le Congo et Joseph Kabila ont la main mise sur cette institution. Le départ du président Benoît Lwamba ouvre la voie à Tshisekedi d’avancer ses pions à la Cour Constitutionnelle.

Acturdc.com

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